LES COMPTES A L’ÉTRANGER DES GABONAIS BLOQUES

LES COMPTES A L’ÉTRANGER DES GABONAIS BLOQUES A l’instar de la Suisse, du Luxembourg, de la Belgique et d’autres places fortes financières, les comptes ouverts depuis plus de cinquante ans, pour certains, seront-ils clôturés, voir, bloqués ?

LES COMPTES A L’ÉTRANGER DES GABONAIS BLOQUES

 

A l’instar de la Suisse, du Luxembourg, de la Belgique et d’autres places fortes financières, les comptes ouverts depuis plus de cinquante ans, pour certains, seront-ils clôturés, voir, bloqués ?

Jamais depuis l’indépendance de ce petit Pays, les regards de la communauté internationale ne s’étaient focalisés sur la manière dont la justice y était rendue, car le Président Oumar Bongo, veillait à son image.

Ce n’est pas le cas de son petit-fils Noureddine Bongo et de sa bru Sylvia Bongo, qui profitent de l’incapacité du Président Ali Bongo, victime d’un AVC, et dans l’incapacité d’assumer à minima les fonctions régaliennes, pour procéder à une OPA en règle et prendre le pouvoir sans autre forme de procès.

C’est donc son fils Noureddine, « adulescent » de 28 ans, sans aucune légitimité constitutionnelle et sa mère Sylvia, épouse du Président Ali, elle-même investie d’aucun pouvoir officiel qui ont décidé en lieu et place du Président grabataire de faire mettre en prison, sans passer par le cours institutionnel de la justice, plus d’une quinzaine de responsables d’institutions ou de hauts fonctionnaires qui dérangeaient Noureddine et sa maman dans la prise en mains du Pays.

L’utilisation des deux services de renseignements ou police politique aux ordres pour arrêter et enquêter, n’a trompé aucun Gabonais qui ont eu l’impression de se trouver soudainement dans une République Bananière dans laquelle le « fait du Prince » fait perdre au pays toute crédibilité.

C’est en effet le cas au niveau des institutions bancaires de la planète qui ont des seuils d’alertes de plus en plus élevés, et qui ne souhaitent pas associer un pays accusé de népotisme à leur clientèle.

Si depuis l’indépendance du Gabon, tous les dirigeants, Ministres, et familles ont ouvert des comptes chez nous sur lequel les deniers de l’État ont été détournés, c’est parce que le Gabon ne faisait pas trop de vagues.

Mon ami banquier me confiait que malgré le volume représenté par tous les comptes des Gabonais ouverts dans nos pays depuis plus de cinquante ans, ils ne représentent en cumulant les montants que 2% d’un seul compte du Moyen Orient. On comprend pourquoi nos banquiers n’auront aucun scrupule à fermer tous les comptes des Gabonais.

Tous mes amis Gabonais, anciens ministres, aujourd’hui à la retraite, tous les proches du candidat malheureux Jean Ping, toutes les femmes et hommes d’affaires, les toutes celles et ceux qui ont eu le plaisir de pouvoir bénéficier d’un compte pour eux même, pour leurs enfants et leurs proches ont du souci à se faire et ils doivent s’attendre à se voir refuser de nouvelles ouvertures quand ils annonceront leur nationalité.

Cinquante ans de gestion de l’image d’un pays à l’international détruite en une semaine.

Conséquences : des milliers de Gabonais dans le collimateur...

Un Pays n’est pas une affaire familiale et en tout cas ne se gère pas comme tel. 

Qui sont les ignares qui conseillent cet immature et sa mère ?

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