L'homme de Rio

C’est pas lui, c’est l’autre. Il ne présidera pas aux destinées du Brésil. Il est acteur. Pas politique, mais poétique. Il fabrique de la fiction.

homme-de-rio-photo-01
C’est pas lui, c’est l’autre.
Il ne présidera pas aux destinées du Brésil.
Il est acteur. Pas politique, mais poétique.
Il fabrique de la fiction.

Toc-toc ! et Badaboum, mais autrement.

Il ne gâche pas la forêt amazonienne avec l’Histoire et sa grande hache.
Il n’a pas été élu. Mais il a été invité dans le cœur des Français, des sans-dents et des Chico qui se revendiquent de Mendes.

L’homme de Rio. C’est un autre Mondo possible. C’est celui qui est tout feu, tout flamme. Flou sur la photo mais parfait dans des images animées. Et dans ce film avec son histoire de statuette, il y a besoin de mouvement.

Le mouvement, justement c’est lui. La course folle, le corps et le cœur qui bondissent, juste après avoir demandé la permission…Il est militaire, soldat de 2è classe.

Dans l'armée, certes. Mais il n’a rien d’un Jair Bolsanero, ce comédien qui fait jaillir Borsalino sur grand écran.

Dans ce monde où l'homme est un loup pour l'homme, son personnage est à la recherche de sa fiancée, Agnès, dulcinée jouée magnifiquement par Dorléac. Ah ! Faut le voir râler et venir, perdu entre sa ravissante et ses ravisseurs. À l’âge d’homme, en fantaisie !

Le cadre de l'histoire, c’est le Brésil de l’homme de Rio. Beaucoup Bebel, un peu Gilberto. Décomplexé. Une mécanique plaqué sur du souriant. Rien d’un spasme politique, mais un bel espace filmique.

Rio de Janeiro. Sans gêne, héros. Pas misogyne pour un sou.

Coup de chapeau, là gratuit, salut à celui qui inspira Spielberg pour son Indiana Jones, aux airs d’Indiana Janeiro.

Son mentor suisse de la nouvelle vague a un cousin au Pérou (Pérou le fou), là pas de lien possible.

L’homme de Rio, y’en a qu’un.

"C't'à voir, j'vous jure !"

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.