Ennio Morricône

Dans le généreux générique d’un film à l’affiche, il reconnaît le nom d’Ennio. Nom de nom : Ennio !

Un texte écrit du vivant de ce Monsieur que je republie avec quelques modifications.

Dans le généreux générique d’un film à l’affiche, il reconnaît le nom d’Ennio. Nom de nom : Ennio !

Incontournable Ennio Morricone.

Avant sa mort, icône. Après sa mort, icône.

À croire que cet infatigable composera au-delà de sa décomposition.

C'était l’homme qui mettait sa tête et son art dans la gueule du lion de la MGM et du Léone du western spaghetti. En pariant aussi sur Paris.

L’artiste a ses détracteurs qui trouvent lénifiant l’Ennio, mais c’est un compositeur prisé un atout Prix.

Bien avant l’union monétaire, Ennio a été un italien pionnier. Cet Orphée des salles obscures a converti sa lyre en euros. Sans se retourner il a enchaîné les musiques d’enfer, par centaines. Au milieu des innombrables bof…, il reste LA B.O.F de référence. La fab' B.O.F. Une italienne et copieuse Grande B.O.F.

Il y a sans doute du Énée dans cet Ennio. Bien après qu'est né le divin Ennio, le cinéma hérita d'un père fondateur. Il a irrigué la musique de films pendant des années et des années d'Ennio. Un glorieux Aîné que cet Ennio. Au même titre que cet autre coco, très hitch, que fut Bernard Hermann.

On reconnaît les références à ce qu'elles sont imitées, copiées (et jamais égalées). Des musiques à la Hermann, à la Morricone, il y en a tant.

Une valeur sûre, une valeur crainte : la bande à Ennio, c’est un prix de pris, c’est un Oscar qui se barre (pour les autres), c’est un César qui abolit le hasard.

Cet homme avait ce talent rare de mettre dans le mille (sans s’appeler Cécil B de) et de mettre de l’émotion dans les motion pictures. D’un coup de baguette il met, et mettra encore le septième art au septième ciel. Sa ruée vers l’orchestre nous réserve toujours quelques pépites musicales promptes à nous bercer d’un style qui alla jusqu'à ses soixante ans. Il ne les faisait pas.

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