Un vaccin pour cette vache de covid

À Alain Rey et son Dictionnaire Historique De La Langue Française sans qui…rien.

vacca
À Alain Rey et son Dictionnaire Historique De La Langue Française sans qui…rien.

Actuellement, ça cherche sévère pour trouver un vaccin à ce foutu virus, à cette vache de covid.

Ah ! le mot vaccin et sa double vitamine C (deux de moins que dans oscillococcinum). Avant les deux M du mot immunise.

Le dictionnaire assure. La vaccine est un mot qui vient du latin moderne médical (variola) vaccina, féminin de l'adjectif latin classique vaccinus « de vache », dérivé rare de vacca (voir vache, de préférence au milieu du pré).

Avant de devenir un vaccin, la vaccine était un virus (un peu comme poison et potion qui ont la même étymologie latine). La maladie avait été auparavant nommée petite vérole des vaches.

La rage et les rats, le choléra et les poules, le rouget du porc, la maladie des vers à soie, la vache folle, la grippe aviaire… Et donc la vérole des vaches. De quoi donner des varioles…euh des variantes à la fable de La Fontaine « Les animaux malades de la peste».

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de l'homme,
La Covid (puisqu'il faut l'appeler par son nom)

Le dictionnaire assure à nouveau. À l’origine le mot vaccin « désigne le virus de la vaccine (1801) puis, par extension (1852), toute substance préparée à partir de microbes, virus ou parasites qui, inoculée à un individu, l'immunise contre le germe correspondant. »
Le vaccin et ses airs bovins n’est pas un placebo. Bovidés  et Covidés sont dans le même bateau.

Avec le vaccin, on applique la fameuse formule : Mieux vaut prévenir que guérir. D’autant plus avec des hôpitaux surchargés et des soignants fatigués, mal payés. Avant de pouvoir réellement prévenir la maladie avec ce vaccin, il nous faut rester prudent. Ça n'empêche. Le train de la comm' est en marche, les laboratoires vont rivaliser d’annonces. Entre orgueil scientifique et progrès pour l’humanité. Même la bourse s’en mêle. Dans vaccin, il y a un CAC, jamais en quarantaine, lui. La signature de contrats à travers le monde pour des ventes de doses représente des sommes vertigineuses, fait chauffer les budgets. Mais, à moins d’être volontaire, il va falloir des mois et des mois avant d’être vaccinable. Eh oui, souvenons-nous qu'il a bien fallu quatre ans pour trouver un vaccin à la Maison Blanche (Eh ! ça va la vache et son palindrame).

J-Fêtes, Noël approche et les oies se réjouissent d'être moins gavées. Les Gafam se réjouissent aussi. Pour eux, c'est Noël depuis le mois de mars. Quant au citoyen lambda, c'est la covid qui le gave. Heureusement qu'il y a les vaches ! Les manifs anti-covid vont-elles tourner aux "Vie aux vaches !".

Un temps, le mot vaccin a été employé comme adjectif par exemple dans "virus vaccin" (1803) ou dans "boutons vaccins". L’adjectif a disparu sur le mot boutons. Et boutons a un homonyme, un objectif, un impératif : Boutons le virus avec un vaccin.

En revache…Euh…en revanche, il y a des virus contre lesquels il n’y aura jamais de vaccin. Le virus du cinéma. Le virus de la lecture. Des virus, des vices impunis. La lecture est un beau virus qui vaccine. Lire peu ou Proust.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.