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Au contraire de Marilyn Monroe dont les charmes profitent encore à Chanel, il paraît que Johnny Cash ne fait pas vendre. Mort ou Vif, ça ne change rien. Le chanteur n'est pas marketing. Il n'est pas Wanted, alors que Marilyn, elle, en fait encore voir de toutes ses rondeurs.

Il se dit, dans les milieux des études de marché, que l’homme en noir peut vous mettre, en moins de deux, une marque dans le rouge. Son côté Freak ne rapporterait pas de fric ! On peut donc s’appeler Johnny et être un bien mauvais Cash Converter (l'autre Johnny vend des lunettes…).

L’icône country est un incompris. Il n’a rien d’un .com. L’homme en noir ennuie les décideurs.

Iconique et laconique. Rien à ajouter. Rien pour une ad.

C’est vrai qu’un Man in black né pendant la Grande Dépression, il y a mieux comme homme sandwich. C’est sûr, Cash fait tache. Et Ring of fire pour une pommade contre les hémorroïdes, bof…

Rien d’étonnant en fait à ce qu'il soit rétif à ce commerce abusif. Le bonhomme préférait la consommation en société à la société de consommation. Il avait plus de goût pour ce qui est illicite que pour ce qui se publicite à la télé ou sur des sites. Il chantait plus la jungle urbaine (mais pas que) que le jingle, la rengaine. Pas de tube long et creux, pas de bulles pleines de gaz, genre CoCash-Cola.

Les photos ont jauni, mais les notes demeurent noires et blanches et les chansons restent de Johnny. Elles font leur belle du caddie et c’est tant mieux. Walk the line ne sert pas à vendre une eau minérale qui rend mince et ring of fire ne célèbre pas un bijou de Cartier.

Cartier ? Il ne fait pas de Cartier. Son bijou à lui se nommait Carter, June.

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