Il voulait lui programmer un joli ciel

Il voulait lui programmer un joli ciel, mais en vain.

Il voulait lui programmer un joli ciel, mais en vain. Il a beau s’en charger, ça ne charge pas, ça reste informe.

Bug. Puni. L’humain lui pose un lapin.

De son serenum il ne voit rien venir. Le blue sky s'escape : Venenum.

Pourtant, il passe bien sur les clous, sous le ciel, sous des clouds et s’arrête au feu rouge. Régulier. Il tente d’y voir clair mais cette gabegie de gigas le fichier grave ! Nuage au virage. Les Big Data, c’est les autres, lui, se sait pavé de bonnes intentions.

Que le mauvais temps s’accumulus si ça l’amuse. Qui veut, pleut.

Peu importe. Il a sa muse, son beau temps, son joli ciel qu’il lui reste à finir de programmer. Il se raisonne. Il a une philosophie qui lui post-it tous les matins d’aller à la pêche au carpe diem. Faut faire avec, et sans com’. Suave, sur la rive, à regarder le temps qui pète, vous fout droit sous un abri de fortune.

Méfiance : sous le vent d’ouest, le mot d’est ment. Pour boussole, un bout de papier pour ne pas perdre pied, ni pour prendre la grosse tête. Il n’est pas de ceux qui prennent l’oseille et tout-à-la-banque, il se satisfait de prendre le soleil partout, jusqu’à la petite étincelle dans le cœur des gens. 

Ses papiers papillonnent et il voit l’azerty par dessus les toits.

En vers libre, l’air vibre. Sans rime. Sans frime.

Celle à qui il voulait programmer un joli ciel le croyait mort ? Il lève les yeux. Ses yeux et les cieux brillent. « Ma voie, c’est là qu’t’es. » Pas question qu’ils s’encroûtent : en route ! Son pardessus c'est elle. Le sait-elle ? Il n’est pas manchot sur ce linux-là. En parfait gentleman, il va lui programmer un joli ciel libre.

Libre. Un peu narquois. Anar, quoi.

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