Inextrémiste de gauche

C’est un gars dans l’urgence, un électeur qui ne veut pas se taire.

C’est un gars dans l’urgence, un électeur qui ne veut pas se taire. Une voix à l’agonie, à l’article de la gauche, obsédée par le moins urne. Pourtant, même s’il a l’urgence triste, il y croit encore. Vent mauvais debout, il se plie à cet idéal.

Inextrémiste, c'est un peu du latin. Sans le latin, voter l'emmerde.

On le dit perdu en rase campagne, sans guide de bord. Ça, c’est pour le spectacle. Il n’empêche. Il penche encore à gauche. Malgré la droite de la droite et la droite de la gauche. Il n’a jamais cru à ce GPS, à la Gauche Perdue Sans collier.

Dur néanmoins de s’épargner le constat.

La gauche glande et il se sent lacrymal. Pas loin de passer larmes à gauche. C’est triste. C’est tout un Pan ! de sa vision du monde qui la met en veilleuse.

La défaite du rouge est cousue de fil blanc (quant au rose…bref).

Acquis le tour ? Ça, c’est ce que disent les sondages.
Les experts pérorent. Pero, se equivocan.

La gauche, un tour et puis s’en va. Un tour et puis sans gauche ? « Eh puissante gauche ! Réveille-toi »

Vaille que vaille, il croit au tout dernier moment. C’est dans son ADN d'inextremiste. Il faut que la gauche vote et vite. L’inextremiste rêve d'in extremis et de justesse et puis de justice sociale. Et pourquoi pas une farce tranquille ? Une gauche comme un bourre-pif, qui pousse et qui passe.

En tout cas, il en rêve, lui, l’inextremiste de gauche. Il s'en fout d'arriver au poteau bien coiffé. Gagner d'un cheveu, la tignasse ébouriffée, ne le dérange pas.

Pour l'heure, il est dans le brouillard, in extremyst.

Il croit à la toute fin…tut, tut, tut…qui a raccroché ?

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