Dieu, c’est juste un gros dé

Pas aidé avec un dé pour Dieu.

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Dieu, c’est juste un gros dé.

Il n’abolit pas le hasard. Bible bibelot d’inanité sonore. Il entretient le hasard dans son foyer de providence. Avec tout ce hasard et toute cette fumée, il y en a beaucoup qui sont de la braise. Et puis il y a ceux qui manquent à l’appel et ceux qui Mike Tyson avec l'énergie du désespoir du dernier de cordée.

On laisse le bon temps rouler et on passe la main fébrilement dans un « Allez à toi de jouer » aléatoire. Sur terre, il y a les lanceurs d'alerte et, là-haut, un Lanceur de dés.

Double as dans la face ou double six en phénix. Au diable le triple 6 !
Ça tombe, ça roule, ça s’entrechoque…ça combine. On rêve de coup-de-dés franches. Hélas.
Les dés se cassent ou sont pipés.

C'est pas Dieu possible ? Non, c'est dé possible.

Les allée A (bâtiment B, 7ème étage) pour les uns et les avenues élyséennes pour les autres. Ou l’inverse, façon coup du sort. Coup du sort net ou sornettes pour ascenseur social en panne.

Le coup de Vénus chez les Romains, 4 dés et 4 faces différentes. Le coup de Jupiter chez nous, le dé qui foudroie, en ordre de marche. 4 faces semblables.

Dieu serait plus inspiré de prendre un dé à coudre pour repriser le tissu social. Il abuse de ses dés à jouer, de ses dés à découdre.

En fait, Dieu n’existe pas, c’est juste un gros dé. Souvent, c’est même un gros dégueulasse.

La seule excuse de Dieu, c'est qu'il n'existe pas. - Stendhal.

Oui, c'est juste un gros dé.

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