Oui, jeu

Il fait ses gammes, il aime sa game. Une game jamais over, mais toujours offerte à qui lit, passe, en perd pas une et ne manque pas de revenir. Faites vos jeux ! Sans limite. Dans l’anglais game, il y a le grec mega. De ces anagrammes dont il fait des tonnes.

Oui, jeu.

À l’eau glacée des calculs égoïstes, il a préféré le miroir liquide où poussent les narcisses. Oui, il se regarde parfois un peu écrire et pour quelques acrobaties aériennes perd un peu le contact, le terre à terre et certains en ont ras les pâquerettes (effet narcisse, un peu, il l'avoue, il l'a, vous, non ?). Ce narcisse-là troque volontiers sa verte tige pour des vertiges qui jettent à l’horizon, dans un distant ciel. Vertige de l'amour des mots. Démo, avant la version finale. Tel est son travail maison, par temps de moisson.

Oui, jeu.

Il ne fera jamais rien pour quelques deniers, en revanche pour quelques pistoles, il vendrait n’importe quel héros, n’importe quelle toison. Les mots méritent d’être mis en musique. Comme une trompette, un saxophone qu’on met en bouche. Décrochons la toison et jazzons ! 

Oui, jeu.
Jeu…et un autre et un autre. De contact en contact. Un jeu n’abolira jamais le hasard d’une rencontre, d’un sourire, d'un prolongement, d'un complicité, d’une réflexion.

Un mardi, quelque part dans un petit coin du blog terrestre. Auteur ? Il, Sa Muse.

Oui, jeu. 
Avec des mots…
Non tus.

Texte inspiré par l'écoute de la chanson d'Oxmo Puccino, Oui, je.

Oxmo Puccino - Oui Je [Clip] © OxmoPuccinoOnVEVO

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