Roger Carel, une vox populi

Il n’entendait pas des voix - lui qui voulait être prêtre - il les donnait. Voix Double que ces apparitions dans tant de films et dessins animés.

Il n’entendait pas des voix - lui qui voulait être prêtre - il les donnait. Voix Double que ces apparitions dans tant de films et dessins animés.

Comme d’autres, l’homme est parti, mais la voix reste. Un doublâge vénérable de 93 ans qui ne les faisait pas.
Une vox dei, une vox populi.
Une voix de choix de roi, une voix populaire.

Pour sa part, il s’est toujours méfié du Roger Massif du café du commerce (de ses mots qui en disent trop, qui en bistrot ).
Là, il avait, comme beaucoup, une admiration massive pour ce Roger-là.

Astérix
Mi-ckey, Mi-Kaa.
Et Wally Gator !
Et Alf !
Et Benny Hill
Et Kermit !
Et la voix de Maestro dans Il était une fois…
Et C-3PO, quand Roger Carel s'invite dans le western intergalactique.
Et ce doubleur de Dictateur, cette voix de Chaplin.

Avec le doublage, va, tout ne s'en va pas / Et l'on n’oublie pas la voix.

Merci à Roger Rudel, la voix de Kirk Douglas.
Merci à Patrick Poivey, la voix de Bruce Willis.
Merci à Roger Carel.
Merci à tous ces doubleurs qu’on Voix et qu’on re-Voix avec plaisir. Mille Voix bravo !

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.