Mitchum : From a logical point of view

Sombre héros.

C’est un devoir pour lui.

Il emprunte, depuis longtemps, les oripeaux du personnage joué par Mitchum dans The Wonderful country, Martin Brady. Un film qui lui est cher, avec son reste de splendeur de western battu par les vents mettant en scène un cow-boy éclopé et mélancolique, dont le cheval se nomme ironiquement Lagrimas, sous le regard humide du Rio Grande.

On tombe plus qu'on ne chevauche dans ce film. Le tumbleweed sent la Chute et le cow-boy le mal confort. C'est l'histoire d'un mec sick entre Texas et Mexique. Même le colt peut y finir grippé.

Le sombrero n'a jamais aussi bien porté son nom sur la tête de pareil anti héros. Couvre-chef brautiganien (voir Retombées de sombrero)

Les souvenirs de ce film, de ce livre, de ce héros - pistoléro avant son heure - ainsi que l’actualité brûlante lui imposent ce petit écho mitchumien.

- A lire : le dossier de la revue Sofilm sur Robert Mitchum. Avec l'éloge de The Wonderful Country sous la plume de Philippe Garnier.
(au passage, conseillons le livre de Tom Lea, chez Actes Sud, L’Aventurier du Rio Grande).

Sur le site de la revue

- A voir : le documentaire-portrait de Mitchum Nice Girls Don’t Stay For Breakfast, commencé du vivant de l’acteur, repris plus tard et qui sort enfin sur les écrans, le 27 février.

Bande-annonce du doc

 

 

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