merou2
C’est plus la mer qui prend l’homme, c’est l’homme qui prend la mer. Il la dévaste, la pille, la racle en chalutage bien profond. Reviens, Renaud, ils sont devenus fous ! (Ah, ça, c'est déjà fait). On touche aux abysses. C’est l’horreur d’une profonde nuit. Pareil qu'en politique intérieure, où, Marie tradi se croit pleine de grâce et Marine a tout faune.

L’homme en veut à la terre entière, aux exoplanètes et à toutes les étendues d’eau jusqu’aux abysses. Un Homo sapiens ça pêche, hélas. Qu'il soit un peu raisonnable. Repêcher est un péché. Un Homme n'a bis pas, normalement ! Ces repetita non placent surtout quand y'en a plein les filets.

Il serait temps que l’homme cesse : si haut que soit son trône il n’est assis que sur l’Océan. Point barre. Hélas, il ne pense que code barre. Il a sa logique comptable. L'Oceanote, il la paiera plus tard. Sa logique est en vigueur dans les cantines municipales, dans les intermarchés : haro sur le grenadier, la saumonette, l’hoki. Lâchons le trident de Poséidon et les filets au fish. Soyons grec dans notre assiette : disons non, ochi au Hoki.

Dépenseur et radin, l’homme veut compter, mais jamais les poissons.

Dur d’avoir la pêche innocente avec ce scandale de la surpêche. En plus, les poissons pêchés finissent à la poubelle (le Je Trie du péché…). Ce gaspillage est la preuve qu’on supprimerait à raison le port au menu des cantines. En attendant, c’est Poubelle-la-vie marine !

Il faut que l’homme change de thon. D’autant plus que ce dernier, qui est normalement un poisson en bout de chaîne, donne la furieuse impression de l’avoir avalée en entier, la chaîne, avec tous les métaux lourds qu'il se trimballe. Que l'homme mette la pédale douce en eau douce et eau salée.

L’homme sans fish ? L’homme s’en fiche. Il n’a plus la branchie attitude. Le poisson ne lui sert qu'à surmonter la panique engendrée par les crises de vaches folles et autres raviolis au cheval. C’est un intermittent du spectacle au milieu des stocks de steacks.

Quand même. L’homme n’est pas insensible. Cette surpêche lui porte sur le développement durable. Hélas, ce concept est aussi élastique qu’une éponge. Il en prend et il en laisse. Si le concept n’était pas discrètement essoré, ça se saurait, ça se verrait. C’est l’homme qui est une éponge : il a l’ivresse des profondeurs. Il a le toc du stock : pêcher, pêcher, pêcher. C’est sa capitaliste de courses.

Une fois de plus, le monde du silence récolte la Palme. L’avenir n’appartient plus à ce Cousteau (Mr Jacques-Yves et Dr J'Accuse). Le fameux bonnet rouge a été remplacé par les gros bonnets de la grande distribution et par ceux qui bouffent comme des ports. Encore. Encore.

Non, il a pas de quoi être jojo, le mérou.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

Tous les commentaires

Ce n'est plus la mer qui prend l'homme, c'est l'homme qui boit la tasse... Pauvre Renaud !