"L'humour est le plus court chemin d'un homme à un autre"

On dirait une maxime du XVIIème siècle, du genre « Le bonheur est toujours à la portée de celui qui sait le goûter. »

On dirait une maxime du XVIIème siècle, du genre «  Le bonheur est toujours à la portée de celui qui sait le goûter. »

Ce n’est pas du La Rochefoucauld (qui ne s'appelait pas Maxime contrairement à ce que l'on finit par croire à force de parler des Maximes de La Rochefoucauld, mais François). Ce n’est pas du La Rochefoucauld, donc, mais du Wolinski (qui s'appelait Georges W., comme d'autres dont les ricaineries pouvaient hélas avoir la puissance du battement d'ailes d'un papillon).

Les égéries du rire ne se reposent jamais. La faute à ces sources de rire dont elles assurent le contrôle régulier. Elles veillent notamment à éviter que des impuretés se glissent dans le courant de ces ondes pures. (Un gros rat crevé, par exemple). Lorsque les bois électroniques bruissent de la voix d'une nymphe qui s'exclame "Et j'ai ri !", c'est toujours bon signe et le rire ne tarde pas à se multiplier. Pauvres mortels que nous sommes qui aimons rire. Il arrive à quelques uns, dans cet espace mediapartien, d’écrire justement pour rire. Leur blog est comme une blague qu'il chercherait à nourrir (nous, rire) pour faire un tabac. Blog à part. Blog à partager. Un jeu de drôle pour assiéger les donjons et combattre les dragons. On passe sur leurs espaces, on lit et on recommande ou on commente. Parfois les trois à la fois pour rendre hommage, par une trinité, au sain esprit à l’origine de ces quelques lignes. Des lignes qui peuvent aussi se courber et se faire dessins. Ce nulla dies sine linea, ce pas un jour sans une ligne d’une chère écriture est une écriture à chérir. Passé l’effet humoristique, le silence infuse.

Le silence qui suit le rire est toujours un rire ou au moins un sourire. Il y a des Mozart, des mots z'artistes en matière de rire.

La mémoire du rire, c’est ce qui reste quand on a tout publié.

Attention, il y a rire et rire.

Rira pas bien celui qui rit gras et qui rira avec le dernier degré de qualité.

Il y a rire le indigent et puis le rire intelligent. Pas au sens pompeux du terme (rire, délassé, à côté de sa pompe, c'est mieux) mais au sens étymologique : comprendre, saisir, cerner. Il s’agit de presser le réel (son cynisme et sa conscience glacée) pour en extraire le jeu qui permet de rire de peur d’être obligé de pleurer.

Pleurire, ça existe ?

Sur l’espace de Mediapart, ce rire peut être à l’origine de Lectures, de Contacts, d’Abonnés, voire de partages sur des espaces autres de la pampa électronique.

Oui, « L'humour est le plus court chemin d'un homme à un autre. »

Se garder du rire méchant (je-ris-tuerie, non te saluto, tu me salis et je ne te salue pas) ou du sous-rire pour accéder au rire-chemin. Avec la prudence qui sied pour se prémunir du rire bandit de grand chemin. Je ris/Je ris pas.

 

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