Il s'oppose des questions

Quand le doute plane et que la buse reste fichée sur son poteau, il sort de son Kant-à-soi et fiche Lacan : il s’oppose des questions.

Quand le doute plane et que la buse reste fichée sur son poteau, il sort de son Kant-à-soi et fiche Lacan : il s’oppose des questions.

Jusques à quand, enfin, abusera-t-on de notre patience ?
À qui cela profite ?
À quoi bon ?

Un peu de Gainsbourg lui rappelle son côté plaisant triste. Un peu trop idéaliste/Qui répète sur tous les tons/A quoi bon ? Aux donneurs de leçons, il préfère les donneurs de questions.

Combien de temps encore ?
De quoi on a l’air ?
C’est quand qu’on va où ?

Cui bono ?

Il ne croit pas en Dieu, alors il lance des paroles en l’air et ses questions existent en ciel. Comme lorsque passe un avion, après elles s'élèvent des traces fumeuses. Il se la joue aiguilleur, membre du Posse des questionneurs de possible. Terre à terre, il est convaincu que non vraiment, c'est pas Dieu Posse !

Il n’a pas de difficultés de concertation, c’est avec lui-même. Avec ses deux mains, sa prise de tête est immédiate et il fait front à ses questions.

Qu’est-ce qu’on ne sait pas ?
Quel heur est-il ? (Ils ne connaissent pas leur bonheur)
Est-ce qu’il n’y en a pas deux ou trois qui sont méchants volontairement ?

Quand il est face à ses certitudes, il s’oppose des questions.

L’homme mérite-t-il d’être un loup, même pour l’homme ?
Le hasard est-il une explication ?
Est-ce que le club de Mediapart résistera à la fin du monde ? (le cloud de cercueil existe-t-il ?)

Lorsque la question est posée, l'absence de réponse est-elle à moitié pardonnée ?

Est-ce qu'une question s'enréponse ?

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