"S'en sortir sans sortir"

Je vous salis ma rue ? Non, je vous rends pleine d'esprit.

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Que ma joie demeure dans ce jeu de mots de mur. (merci aux auteurs des mots et de la photo).

"S'en sortir sans sortir" s'allie bien à son Avoid covid-19.

Il y a des jours avec confinement et des jours sans sortie.
Avec. Sans.
À vexant, vexant et demi.

L’homophone la joue fun sur les murs, mais au fond c’est le maussade qui l’emporte.

À l’idée de rester groupir, tout Droopy qui sommeille en nous rappelle - contre mauvaise fortune bunker ! - qu’ « you know what ? I’m happy ». C’est de l’antiphrase de confinement, en fait, il est sad, mais il est poli.

Heureusement qu’un Tex Avery en vaut deux par temps de confinement. On peut se faire la compil (y en a-t-il cent ?).

Il faut donc faire sans. Retrancher. Diviser. Se soustraire. Supprimer. Couper court. Faire plus ou moins sans. Sans s’en faire et s’en s’arracher les cheveux comme Samson privé d’une Dalilah qui n’en peut plus de vivre avec un dingue pareil, capable de foutre en l'air par terre ce qui fait son charme, sa force. Samson, si tu continues, j'annule tous tes rendez-vous chez le coiffeur.

Il faut cesser tout ou partie de ses activités. Sauf la toutou-party quand il s’agit de délasser le chien engourdi. Et ce pour la sixième fois de la journée. Quel plaisir pour l’animal qui n’en croit pas ses yeux qu’il a cachés sous sa frange. Inespéré. Le confinement, c’est vraiment pour les chiens ! (Comme les vacances) Au bout de sa laisse, par ces temps de confinement, chaque chien s’est senti naître.

Et puis au-dessus de tout ça, veillant sur nous, confinés dans leur Olympe, il y a C.R.O en blues blanc sans qui rien ne serait possible.

D'ici là tâchons à notre mesure de faire avec eux et sans beaucoup de choses en espérant tous ne pas finir trop déconfi'.

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