Il a peur d’être prisonnier d’une boucle Trumporelle

Il se souvient de l’élection américaine de novembre 2016. Il y avait vu un Palindrame (en référence au palindrome, mot, phrase que l'on peut lire indifféremment de gauche à droite ou de droite à gauche).

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Il se souvient de l’élection américaine de novembre 2016. Il y avait vu un Palindrame (en référence au palindrome : mot, phrase que l'on peut lire indifféremment de gauche à droite ou de droite à gauche).

Ce jour-là, la course à la Maison Blanche avait abouti à un palindrame américain. 11 septembre et 9 novembre : du 11/9 au 9/11. Des chiffres et une vilaine ombre. Entre ces deux onze, on fait la liaison. Il y a du précédent et là il y a un président. Difficile de ne pas se dire qu'on touche le fond, qu'on atteint le ground zero.

Twin Towers et Trump Tower, expressions jumelles pour dire la sidération. Et pour Trump, il n'y aura pas eu besoin de deux tours pour que tout s'effondre.

On était en plein drame. Le calendrier ne se répète pas, il bégaie. Calengrillé. Difficile de ne pas ressasser, verbe palindrome qui réverbère dans le palindrame.

2016. Et bientôt 2020.
Il n’a pas vu le temps passer à la vitesse d’un tweet. Le tour de quatre ans est bientôt achevé. Il aurait aimé profiter de douceurs d’affilé.

En novembre 2020 (vain-vain), il a peur d’être projeté dans une boucle Trumporelle.

Ce jour-là, il surveillera son réveil. Et si 5:59 se transformait en 6:66 ? Ce matin-là, à son Fédéral Bureau d'Information de chevet, il vérifiera, les yeux à peine John-Edgar-ouverts, qu’il ne se lève pas aux accords de « Debout les campeurs et haut les cœurs, n'oubliez pas vos bottes parce que ça caille aujourd’hui » et d’I got you babe de Sonny and Cher.

And when I'm sad, you're a clown
And if I get scared, you're always around

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