Notre besoin de lire est impossible à rassasier

Notre besoin de lire est impossible à rassasier. C'est vrai, ce texte pourrait porter sur la rentrée littéraire. Il porte plutôt sur des sorties anciennes qui prouvent que la littérature populaire et la littérature sophistiquée peuvent faire bon ménage.

Comme dans ces nouvelles pour dames de Somerset Maugham ("Somerset Maugham", A. Souchon)

Notre besoin de lire est impossible à rassasier. C'est vrai, ce texte pourrait porter sur la rentrée littéraire. Il porte plutôt sur des sorties anciennes qui prouvent que la littérature populaire et la littérature sophistiquée peuvent faire bon ménage.

La littérature est partout. Elle ne regarde pas au support.

La série télé Poldark cartonne depuis 2015. 43 épisodes, déjà.
La série a commencé sur la BBC, elle est désormais binge watchable (euh, visionnable boulimiquement ?) sur Netflix.
En France, le bouquin dont s’inspire la série est paru en 1972-1974 dans la collection Nous Deux. Oui, Nous Deux. Le roman d’amour d’hier. Le prof de gym était si beauPrisonniers de leur amourDemain sera plus beau…Et puis Poldark !
Depuis le succès de la série, quelques tomes sont ressortis aux éditions L’Archipel. Le bac des romans Harlequin prend une nouvelle consistance.

Dans les années 70, l’auteur de la série Poldark, Winston Graham (1908-2003), n’est pourtant pas un inconnu. C’est un de ses livres qu’Hitchcock a adapté dans Pas de Printemps pour Marnie (1964). Le roman de Graham s’intitule Marnie (1961).

Le fameux (et sombre) Notre besoin de consolation est impossible à rassasier de Stieg Dagerman est d’abord paru dans a ladies journal. Une revue suédoise et féminine intitulée Husmodern. Un numéro en Modes et Travaux de consolation. De quoi coudre et découdre.

Saut dans le temps. Cap sur le XIXème siècle. On pense soudain au poète Mallarmé, avant qu’il ne se consacre entièrement à la littérature. Le futur expert en sonnet en -ix crée de toutes pièces un magazine féminin. Le jeune homme s’invente alors des noms de femmes pour rédiger, tout seul, une revue intitulée La Dernière mode, gazette du monde et de la famille. Mallarmé porte l’émoustillant pseudonyme de Miss Satin.

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres. Fuir ! là-bas fuir !

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Source : https://lirepeuouproust.wordpress.com/

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