Blogck Friday !

Jacques Caddie : « Consommez ! »

Le black friday, c’est le retour de Jacques-Caddie.

Jacques Caddie : « Consommez ! »

Black friday, c’est de l’anglais, mais en français, ce n’est pas mieux. Depuis une semaine, on a la pub à l'oreille. Y'a english sous roche…Qui dit vendre, dit vendredi.

Les québécois parlent de vendredi fou, c'est la défoule sentimentale.

Le black friday est à toutes les sauces de la soldatesque course soldesque : affiches, prospectus, pancartes…Pub partout, décroissance nulle part ! Le rabais se multiplie comme un vulgaire rabbit. Les deux oreilles et la queue devant le magasin !

Ubiquité et Père Ubu réunis.

Il n’est pas preneur de cette initiative inondante d’entreprenants entrepreneurs. On peut bien lui reprocher ses poncifs de penseur, ces grosses promos fonctionnent comme un processeur à gros mots.

Tout acheteur compulsif devrait s'offrir des tentatives de rachat.

Big Caddie is watching you. Il s’est fait choper. Le pourriel en témoigne. Bien tracé, matraqué, pour ce caddie de ses soucis. Il se sent déjà frit, calengrillé par le black friday. Pas free, aux pièces et pris au piège, sonné comme un con qu'on somme de consommer. Il a l'excuse sommaire.

Friday.

Plus très frais, ridé.

Il rêve…

de Black Free-Day

d’un Black Friday dystopique, oublié dans un K.Dick de supermarché SF.

Il se souvient brutalement que dans toute victime du Black Friday il y a un peu de la dinde de Thanksgiving.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.