Pénélope : "Homère m'a tuer"

Pénélope : "Homère m’a tuer" Elle attendu dix ans. Elle sait que ce n’est pas vrai, mais pour elle ça fait dix ans. Ceux qui disent le contraire, elle les trouve médisants.

463977387
Pénélope : "Homère m’a tuer"

Elle attendu dix ans. Elle sait que ce n’est pas vrai, mais pour elle ça fait dix ans. Ceux qui disent le contraire, elle les trouve médisants. Après avoir fait puis défait ses confitures secrètement, Pénélope veut désormais tuer un prétendant au trône élyséen. Mais le prétendant, c’est son mari. Elle se perd dans L’Odyssée (Homère écrit comme un pied) et c’est dans l’au-delà qu’elle veut envoyer son Ulysse de mari. Serait-ce l’ivresse des profondeurs des calculs égoïstes ? En tout cas, ça l’exaspère de voir son mari se déguiser en mendiant, en parfait honnête homme (tatatin !), en moi-ne président. Se planquer sous des moutons, franchement… Elle qui a vu et revu les deux mondes, elle souhaite à son propre mari l’autre monde. Pourtant, il avait réussi l’épreuve de la carte. Il était parvenu à la faire tendre à tous ses électeurs. Il était parvenu…maintenant elle le trouve un peu trop mendiant. Post primaires, ad patres ! Ah ! C'est pas triste.

Elle manque de tact à Ithaque et ça fait vilain. Homère est un maître-chanteur : son Odyssée compte 24 chants.  De quoi faire regretter à tout homme pressé un prêt tentant. L'homme fort est fort marri. Résultat : il lui faudra peut-être prendre le large, loin des rivages jonchés d'argent. Au royaume des aveugles homériques, Pénélope l’a tuer. C’est la cata. Reste la catabase, la Nekuia, la force du phénix (tatatin !). Et pendant ce temps, le cimetière marine. Il faut tenter de vivre.
Pénélope en reste persuadée : "Homère m'a tuer"

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.