Il faut imaginer 6 EPR heureux

Albert Camus écrivait « Il faut imaginer Sisyphe heureux. » Il a ses traits d’humour à lui : il faut imaginer 6 EPR heureux.

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Albert Camus écrivait « La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. »
Il a ses traits d’humour à lui : il faut imaginer 6 EPR heureux.

Sur ses mots planent les ombres de Sisyphe et de Camus. Certes, c’est toujours mieux qu’un rocher qui vous dégringole sur la tête.

6 EPR heureux. Il y en a qui ne verront pas le rapport avec celui remis au Ministère l'Economie et de la Transition écologique. Il faut croire en l'avenir. À quoi bon ressasser Tchernobyl et avoir le nuage ingrat ?

Dément tellement !

L’homme sait que si ça foire, c’est avec une belle centrale qu’il peut s’envoyer une dernière fois en l’air. Dans cet anatomique obsédant, il oublie qu’il n’a pas de planche atomique de salut.
La planche est savonnée. Radotage radioactif.
J’y pense et puis bougie ? C’est la vie, c’est la vie ?

Manies de réduire les coûts, de sous-traiter, de changer les normes, d’utiliser des couvercles, des tapis, de quoi obtenir du délai.
Le délai est sur le feu depuis un moment.

La Gaule était chevelue. 6 EPR, c’est pas très vert. Quoi ! Encore des réfractaires !

L’homme aurait l’habitude des centrales. C’est son train-train sale. Il ne peut vivre sans ce feu, alors il s’en fout.
On parle de « construire six EPR pour maintenir les compétences ». Compétences ?! Ah ! Les revoilà, celles-là. En pleine rentrée, le voilà qui rêve d’Emmanuel solaire. Comme d'une fourniture scolaire en marche. À la bonne page, bien couvert, avec un nouveau programme, pas ce plan pluriannuel de l’énergie déjà écrit.

«Un ministre ça ferme sa gueule ou ça se fait radier.»
Le Ministre a choisi la démission, quel calengrillé !
La construction de six EPR prônée à la barbe d’un Ministre démissionnaire.

Un gouvernement libéral au qu’Hulot, ça ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnait.

Ah, ça irrade, ça irrade, ça irrade

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