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Tribune 14 oct. 2022

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Pornographie et violences sexuelles et sexistes : un autre programme féministe est possible

Suite à la publication par la Délégation aux Droits des Femmes du Sénat du rapport « Porno : l’enfer du décor », un collectif de 100 expert·es alerte sur les dangers du prohibitionnisme et propose une voie alternative fondée sur l’accès aux droits et à la santé des travailleurs·euses du sexe ainsi que sur l’éducation populaire, féministe et non moraliste à la vie affective et sexuelle.

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Suite à la publication par la Délégation aux Droits des Femmes du Sénat du rapport Porno : l’enfer du décor et de sa présentation lors d’une conférence de presse intitulée Non à la pornocriminalité, un collectif de 100 expert·es alerte sur les dangers du prohibitionnisme et propose une voie alternative fondée sur l’accès aux droits et à la santé des travailleurs·euses du sexe ainsi que sur l’éducation populaire, féministe et non moraliste à la vie affective et sexuelle.

Nous sommes des chercheurs·euses, des travailleurs·euses du sexe, des artistes, des éducateurs·rices et des journalistes. Nous travaillons sur les tournages, menons des enquêtes auprès des spectateurs et spectatrices pour comprendre leurs usages, analysons les images et les dispositifs de régulation des médias, nous travaillons au quotidien avec les jeunes publics. Notre expertise de terrain est trop rarement entendue et respectée dans les rapports officiels qui orientent les politiques publiques. Nous sommes tantôt écarté·es lorsque notre expertise ne cadre pas avec l’agenda prohibitionniste, tantôt instrumentalisé·es par ce dernier lorsque nous parlons de la domination masculine et des violences sexuelles et sexistes dans la pornographie.

Nous luttons contre les violences sexuelles dans la pornographie. Certain·es d’entre nous se mobilisent de l’intérieur pour combattre ces violences. Nous réfutons l’expression « violence pornographique » mise en avant par le rapport du Sénat, qui laisse entendre que le tournage de vidéos explicites serait en soi une violence faite aux actrices. Le mouvement #MeToo a montré que l’ensemble des secteurs d’activité professionnelle est marqué par la domination masculine et les violences sexistes. 

Des actrices de pornographie revendiquent la décriminalisation et dé-stigmatisation de leur activité pour mieux s’organiser syndicalement contre l’exploitation économique et les violences sexistes. La criminalisation et la stigmatisation les empêchent pour l’instant d’accéder au droit du travail et limitent leurs possibilités de porter plainte. La volonté d’éradiquer la pornographie du territoire français risque, plutôt que de mettre fin aux tournages, de les déplacer vers des endroits plus clandestins, où elles auront encore moins de marges de manœuvre pour se défendre.

Plutôt que de créer de nouvelles infractions pénales spécifiques à la pornographie, nous souhaitons l’ouverture du droit commun aux acteurs et aux actrices et l’application des lois déjà existantes. Nous demandons plus de moyens matériels pour la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, afin que leurs plaintes soient mieux prises en compte et qu’elles puissent être accompagnées juridiquement et psychologiquement, sans condition de repentance.

L’expression « violence pornographique » laisse par ailleurs entendre que toute image pornographique inciterait à la violence sexuelle et sexiste. Cette expression ne repose sur aucune connaissance scientifique établie, les Sciences Humaines et Sociales ayant largement documenté la pluralité des images sexuellement explicites et leurs usages. Les publics LGBTQI+ sont oubliés alors qu’ils sont pourtant les premiers à pâtir du renforcement de la censure de la nudité et de la sexualité sur les plateformes numériques, qui cible davantage les corps et les pratiques qui s’éloignent de la norme dominante.

Les enquêtes sociologiques en réception montrent que le visionnage de pornographie n’a pas d’effet direct et univoque sur les comportements. La pornographie n’est jamais qu’une ressource parmi d’autres pour les agresseurs. Se focaliser sur les seuls effets du porno, c’est oublier la dimension systémique de la culture du viol.

L’érotisation de la domination masculine et de la soumission féminine n’est pas spécifique au porno : on la retrouve dans beaucoup de représentations culturelles, des plus grands publics aux plus légitimes, comme la peinture classique, le cinéma d’auteur ou le canon littéraire.

Plutôt que de faire la morale aux jeunes qui visionnent de la pornographie (ou qui écoutent du rap et jouent aux jeux vidéo) nous pensons qu’il est plus constructif de les amener à s’interroger, sans jugement élitiste ni moraliste, sur le sexisme et la culture du viol dans tous les domaines de la culture et de la société.

Nous demandons une éducation à la vie affective et sexuelle telle que le pratique le Planning Familial et d’autres associations, où des professionnel·les formé·es proposent une approche globale de la sexualité, en ne parlant pas uniquement des dangers. Cette éducation à la vie affective et sexuelle doit être plus clairement soutenue contre les offensives réactionnaires qui ont pour seule conséquence d’entraver l’accès aux droits et à la santé de leurs cibles. La circulaire n°2003-027 du 17 février 2003 intitulée L'Éducation à la sexualité dans les écoles, les collèges et les lycées stipule que trois séances d'information et d'éducation à la sexualité doivent, au minimum, être organisées dans le courant de chaque année scolaire. Il est temps d’appliquer enfin cette circulaire et de donner les moyens aux établissements scolaires et aux associations de s’en acquitter.

Parties prenantes des mobilisations féministes contre les VSS, nous réfutons l’idée selon laquelle « la » pornographie serait en soi quelque chose de mauvais qu’il faudrait sinon éradiquer totalement, du moins cantonner à une place honteuse de notre société. Par cette tribune, nous souhaitons rouvrir un débat qui se trouve aujourd’hui fermé par un manque d’écoute, de rigueur et de pluralisme démocratique.

Signataires :

Béatrice Damian-Gaillard, professeure des universités en sciences de l’information et de la communication, Université de Rennes 1
Ludi Demol Defe, chercheuse-doctorante en sciences de l’information et de la communication, Université Paris 8
Lullabyebye, actrice et réalisatrice porno
Florian Vörös, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, Université de Lille, ancien membre du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes
Carmina, actrice, réalisatrice et productrice de films pornographiques alternatifs
Cybèle Lespérance, travailleuse du sexe et porte-parole du Syndicat du Travail Sexuel
Anaïs de Lenclos, travailleuse du sexe et porte-parole du Syndicat du Travail Sexuel
Diane Saint-Réquier, éducatrice en santé sexuelle, fondatrice de Sexy SouciS
Misungui Bordelle, éducatrice sexuelle, autrice et interprète de pornographie féministe vidéo et audio
Vera Flynn, travailleuse du sexe virtuelle 
Caroline Janvre, psychologue et sexologue
Aurore Krol, animatrice prévention
Patricia Legouge, sociologue, formatrice en travail social et intervenante auprès de jeunes publics
Agnès Giard, anthropologue associée au laboratoire Sophiapol (Université de Paris Nanterre) et journaliste (Libération)
Laure Dasinieres, journaliste
Claire Richard, autrice, journaliste indépendante
Elsa Gambin, journaliste
Stéphanie Estournet, autrice et journaliste spécialisée sur les sexualités et les questions de représentation des corps
Thierry Schaffauser, acteur porno
Marion Lew, actrice porno
Nikita Bellucci, productrice, actrice
Liza Del Sierra / Émilie Delaunay, réalisatrice et productrice de films pornographiques
Anna Polina, actrice X, réalisatrice
Rico Simmons, acteur et réalisateur porno
Romy Alizée, artiste et travailleuse du sexe, spécialité pornographie féministe
Robyn Chien, réalisatrice pornographe
Anoushka, réalisatrice de porno alternatif et éthique
Marianne Chargois, travailleuse du sexe, artiste et organisatrice évenementiel
Bernadette Gruson, artiste
Julien Ribeiro, curateur associé à l’Antre Peaux, Bourges 
Law Cailleretz, artiste pluridisciplinaire
Lucien Fradin, artiste
River, réalisateur
Saul Pandelakis, enseignant-chercheur et auteur
Laura Goudet, maîtresse de conférences à l’Université de Rouen Normandie
Thibault Grison, doctorant en sciences de l’information et de la communication, Celsa Sorbonne Université
Charlotte Courtois, doctorante en études cinématographiques, Université de Montréal
Aurélie Petit, doctorante en études cinématographiques, Concordia University
Marine Lambolez, doctorante en sociologie à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon
Isabelle Clair, sociologue, directrice de recherche au CNRS
Sébastien Chauvin, sociologue et professeur associé en études genre, Université de Lausanne, membre du Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes
Tanguy Dufournet, docteur en sociologie
Mélanie Jaoul, maîtresse de conférences en droit privé, Université de Montpellier et présidente de l’association Allié(e)s des travailleurs et travailleuses du sexe
Giuseppina Sapio, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication, Université Paris 8
Marion Dalibert, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication, Université de Lille
Marion Coville, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication, Université de Poitiers
Nelly Quemener, professeure des universités en sciences de l’information et de la communication, Sorbonne Université
Luca Greco, professeur des universités en sociolinguistique, Université de Lorraine
Yosra Ghliss, maîtresse de conférences en sciences du langage, Université de Picardie Jules Verne.
Béatrice Micheau, maîtresse de conférences en SIC, responsable d’un master enseignement à l’Institut national supérieur et de l’éducation du professorat de Lille
Chloé Delaporte, maîtresse de conférences HDR en socio-économie du cinéma et de l'audiovisuel, Université Paul-Valéry Montpellier 3
Cynthia Kraus, philosophe des sciences, Maîtresse d’enseignement et de recherche en STS et en études genre, corps et sexualités, Université de Lausanne
Nahema Hanafi, maîtresse de conférences en histoire moderne et contemporaine, Université d'Angers
Karine Espineira, sociologue, Université Paris 8
Alexia Boucherie, doctorante en sociologie, Université de Bordeaux
Patrice Desmons, enseignant-chercheur en philosophie et en travail social
Blanche Varin, travailleuse du sexe et étudiante assistante de service social
Marie R, travailleuse du sexe, formatrice en autodéfense féministe
Sïana, travailleuse du sexe et militante
Marame Kane, artiviste
François Schmitt, artiste et travailleur du sexe
Virginie Velpry, ex-avocate en droit social et artiste
Doryann Marguet, acteur porno
Thélo Maufroy, professionnel de la culture
Jérôme Laubner, post-doctorant en littérature française, Université de Bâle
Maîtresse Catin, ex-prostituée, télétravailleuse du sexe
Cecil Lhuillier, activiste LGBTQI et TDS
Sally, travailleuse du sexe
Sébastien Tüller, militant en faveur des droits humains
Juliette Lancel, historienne indépendante et photographe
Amélie Tehel, chercheuse en sciences de l’information et de la communication
Romain Orioli, enseignant de sciences économiques et sociales
Léna Dormeau, philosophe politique
Franck Freitas-Ekué, enseignant-chercheur en études culturelles, Université de Lille
Audrey Baneyx, docteure en intelligence artificielle et chercheuse en études féministes et de genre
Noémie Marignier, maîtresse de conférences en sciences du langage, Université Sorbonne Nouvelle
Marie-Anne Paveau, professeure des universités en sciences du langage, Université Sorbonne Paris Nord
Mehdi Derfoufi, maître de conférences en études culturelles et nouveaux médias, université de Paris 8
Sophie Barel, doctorante en Sciences de l’Information et de la Communication, Université de Rennes 2
Josselin Tricou, maître-assistant en sociologie, Université de Lausanne
Marc-Antoine Bartoli, militant et coordinateur prévention d'Act Up-Paris
Casey Fabriès, militant Act Up-Paris
Marie-Louise Chenois, administratrice de l'association UTSOPI (syndicat de TDS belges) et co-présidente de la Rainbow House Brussels 
Maïc Baxane, artiste, féministe, ex-TDS occasionnelle
Al Pxtainenpetard, travailleur du sexe, pornographe et activiste pour les droits des travailleur.ses du sexe, des personnes trans et handi.Es
Mona S, travailleuse du sexe
Elisa Koubi, activiste transpédégouine et travailleuse du sexe.
James Duval, acteur de films pour adulte
Ludovic Dekan, réalisateur producteur de contenus pour adultes
Louise deCamélias, escort & créatrice de contenus porno-érotique
Alina, télétravailleuse du sexe
Nathou Bouh, travailleur du sexe, activiste contre le sida
Airelle, travailleuse du sexe
Prune, créatrice de contenu adulte & cam girl
Beryl Esbarayat, activiste et TDS
Mylène Juste, TDS et Porte parole du Collectif des Femmes de Strasbourg Saint Denis
Markus Cross, professional dominant master and porn producer, director and actor within the Black Kiss collective
Leïla Teteau-Surel, thérapeute
Ève Magot, artiste, chorégraphe, travailleuse du corps et du cul
Kay Garnellen, acteur porno et escort
Fred Pailler, postdoctoral researcher, Université du Luxembourg
Isabelle Boisclair, professeure d’études littéraires et culturelles, Université de Sherbrooke, Québec
Élisabeth Mercier, professeure de sociologie, Université Laval
Sharif Mowlabocus, Associate Professor of Communication and Media Studies, Fordham University, New York
Katrien Jacobs, Sex and Media researcher, Ghent University
Marc Siegel, Professor of Film Studies, Johannes Gutenberg University, Mainz, Germany
Carolina Are, researcher, Innovation Fellow at the Centre for Digital Citizens
Rebecca Sullivan, Professor, University of Calgary
Susanna Paasonen, Professor of Media Studies, University of Turku 

Soutiens :

Acceptess-T, association communautaire de lutte pour la santé et les droits des personnes trans, TDS, migrantes, sans-papiers et/ou séropositives
Association Partage Droit Autonomie, contre l'exclusion et la stigmatisation faites aux travailleur.euse.s du sexe
Fédération Parapluie Rouge (organisme qui  regroupe les forces des principales associations de lutte pour les droits de TDS en France)
En Marges !, revue de sciences humaines et d’arts
Act Up-Paris, association de lutte contre le VIH/sida et les discriminations
Cabiria, association de santé communautaire avec et pour les travailleurs-ses du sexe à Lyon
Grisélidis, association de santé communautaire avec et pour les travailleuses et travailleurs du sexe à Toulous
La Feuleuse, collectif de sensibilisation aux questions de genre, sexualité et VSS
SNAP, Festival dédié aux discours et représentations des Travailleurs.ses du sexe
STRASS, syndicat du travail sexuel
Paloma, association de santé communautaire accompagnant les travailleur-euses du sexe à Nantes
Q.U.E.E.R. Auvergne, Les Queers UniEs EngagéEs Et RévoltéEs
Inter-LGBT
Collectif Archives LGBTQI+
Les Ami·es du Patchwork des Noms
Les Séropotes
HES LGBTI+
NOSIG, centre LGBTQI+ de Nantes
Fédération sportive LGBT+
Transat
Rainbhopital
Saint-Denis LGBTQI+
Fiertés Pas de Calais, centre LGBTQI+ d’Arras
Centre LGBTQI+ de Paris IDF
Les ActupienNes
Fiertés Landes, centre LGBTQI+ de Dax
Mobilisnoo
UTSOPI (union des travailleuses et travailleurs du sexe organisés pour l’indépendance), association belge

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