Les Pastèques

Des pépins contre le capital et pour l'écologie sociale

On sait ce qui nous attend si ça continue comme ça.

Le futur est sombre partout, à Paris aussi. Notre ville est hyper bétonnée, polluée, gentrifiée, ubérisée. Il est de plus en plus difficile d'y vivre. Les liens, les lieux d’échanges gratuits sont comme les bancs publics : en voie de disparition. 

Et comment rester humain·e face aux violences sociales quotidiennes ? Comment tolère-t-on de laisser des milliers de sans-abris et de réfugié·es dormir sur les trottoirs d’une des capitales les plus riches du monde ? Comment rester passif face à des étudiant·es, des mères célibataires, des vieilles et des vieux qui font les poubelles sous nos yeux ? 

Il faut lutter et, avec nos moyens, nous luttons.

Depuis des années nous participons à de nombreux combats, depuis la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, jusqu’au cortège de tête des cheminots. Nous sommes rouges, vert·es, jaunes, violet·tes et noir·es, comme les pastèques. Ces derniers mois nous avons porté le gilet jaune, en aspirant à ouvrir partout des maisons du peuple, à nous réapproprier les espaces qui nous permettront de nous rencontrer, de nous rassembler, de nous organiser. La politique est l’affaire de tou·tes, et elle nous appartient : à nous habitant·es solidaires, militant·es de causes sociales et écologiques, animateur·rices des quartiers populaires etc.

 

Aujourd'hui, à Paris, nous voulons retrouver le sens de la ville, refonder la politique là où elle commence, dans nos quartiers. Nous voulons changer les règles du jeu d'une soi-disant démocratie qui ne défend que les intérêts de quelques privilégié·es.

Les élections approchent dans nos communes. Il s’agit de l’échelon politique le plus proche de nous et il est décisif. Il nous appartient que la commune ne soit plus le bout du pouvoir de l’État mais le début d’autre chose, le lieu d’épanouissement de la démocratie radicale.

 

A Paris, les enjeux sont tels et les forces politico-économiques si fortes que s’engager dans une démarche radicale totalement hors partis nous condamnerait à la confidentialité : nous devons jouer le jeu médiatique que la capitale impose pour bousculer et faire basculer Paris. 

Nous savons que gagner est un immense défi, qu’aujourd’hui nous sommes donné·es à dix contre un, et nous jouons pour gagner, dans les urnes et bien au-delà !

Pour mettre toutes les chances de notre côté, nous avons donc décidé de participer à la dynamique "Décidons Paris" soutenue par la France insoumise et nourrie dès l’origine par des histoires et des groupes politiques différents.

Nous partageons au sein de « Décidons Paris » un cadre d’idées sociales, écologiques, féministes, antiracistes, anticapitalistes, ainsi que la promesse d’un projet de démocratie radicale où la politique se conçoit à la base, avec les habitant·es et les travailleur·ses, et non pas dans la verticalité des partis. Nous sommes là pour mettre en œuvre et faire gagner cette vision renouvelée de la politique qu’est le municipalisme libertaire.

 

Créer des liens pour la suite

Nous appelons donc à une dynamique communaliste qui se prolonge au-delà de l'échéance électorale. Utilisons aujourd'hui et demain nos outils communs pour renforcer et faire converger nos réseaux d'actions, inter-collectifs et interpersonnels. Continuons à mélanger les savoirs, populaires, militants, techniques : ceux des chercheur·ses avec ceux des jardinier·es, ceux des ancien·nes et ceux des plus jeunes, ceux des Parisien·nes de toujours et ceux des migrant·es. Tous ces savoirs ont leur place dans la décision politique, toutes ces personnes ont le droit à la ville.

C’est dans cette perspective politique, que nous, les Pastèques, nous nous engageons au sein de la campagne Décidons Paris. Elle est un espace de convergence autour des idées et des pratiques du communalisme. Nous invitons à nous rejoindre nos ami·es désireuses·eux de rester autonomes des partis et volontaires pour occuper toutes les mairies parisiennes, enraciner les assemblées municipalistes, faire démocratie ensemble et nous réapproprier notre ville et nos vies.

 

Les premières Pastèques : 

Swann Arlaud, comédien

Sarah Belhadi, militante des luttes intersectionnelles

Youcef Brakni, militant antiraciste des quartiers

Pépita Car, militante écologilet jaune

Slobodan Diantalvic, dessinateur de maux 

Patrick Farbiaz, GJ militant pour l’écologie populaire 

Kalune, chanteur militant

Francis Landron, habitant

Gilles Martinet, militant pour l'Université Ouverte

Louise Moulin, militante solidaire

Emilie Moutsis, travailleuse du monde de l’art

Patricia Pol, universitaire, militante pour l’Internationale des savoirs pour tous

Claudio Pulgar-Pinaud, militant des quartiers pour le droit à la ville

Laurent Saint-André, militant de l’écologie sociale 

Marie Walrafen, hacktiviste


Pour rejoindre les signataires, écrivez-nous à lespasteques@protonmail.com

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