LES MUSULMANS DE FRANCE FACE 0 DES NOUVEAUX DÉFIS

Points de vue d'un musulman se trouvant face à des nouveaux défis comme tous les musulmans de France .

LES MUSULMANS DE FRANCE FACE AUX NOUVEAUX DÉFIS. 

En tant que musulmans et citoyens acteurs, qui croient durement comme fer, que Dieu est présent, il se manifeste dans notre vie et en toutes choses, dans les matières  animées ou non, nous disons que nous ne pouvons pas nous comporter comme des fatalistes qui se réduisent à dire que:"" tout est écrit""

 Nous ne pas pouvons non plus nous comporter comme ceux qui n'hésitent à exercer une force supérieure aux moyens de résistance de celui ou ceux qu'ils considèrent comme ennemi(s pour le(s obliger à coopérer.

 Nous somme non plus comme de ceux qui prônent la haine en utilisant la religion musulmane comme un moyen de faire la politique, .Telles sont les raisons qui nous animent et nous poussent à donner notre contribution. 

Bonne lecture

 

 

Apres le discours du Président Macron à Mureaux, et l’assassinat du Professeur d’histoire géographie  Samuel Paty, le 16 Octobre 2021et l’attentat perpétré à Nice qui ôté la vie à 3 personnes deux femmes et un hommes ,la France toute entière était traumatisée. Les auteurs de ces 2 attentats prétendaient défendre l’honneur du Prophète l’Islam (PSL)

Vue la situation chaotique créées par ces deux douloureux événements, dans le cœur et dans l’esprit collectif de toute la nation française, pour éviter qu’un mur d’incompréhension se dressera entre les musulmans de France et concitoyens français, le président Macron, a jugé nécessaire de rencontrer rapidement les responsables du Conseil Français Du Culte Musulman (CFCM) l’organe représentatif du Culte Musulman auprès du pouvoir Publique pour voir ensembles a avec eux façon de réagir et d’agir.

Si nous comprenons son affirmation de soi et ses prises de positions sans tergiversation ni démagogie, nous pouvons dire que Pour lui, la meilleure façon de réagir et d’agir serait de prendre un engagement devant les Français, qui lierait la République et les musulmans de France, un engagement en quelque short comme celui lie la république et les autres religions détaillé dans la loi du 1905. D’où la fameuses charte des principes de l’islam de France et éventuellement la création du Conseil National des Imams, ( CNI )

 Cinq (5) parmi les huit (8) sur les (9) fédérations membres du CFCM ont Signé la charte, une (1) l’île de la Réunion s’est désistée en disant que depuis des années, la réunion dispose un Conseil d’Imams et une charte, donc elle n’est pas concernée, trois (3) ont refusée de signer en argumentant que les amendements qu’elles introduisaient ne sont pris en compte.

Cette fissure au sein du CFCM, dont nous sommes pas en mesure de  mesurer les conséquences, a transformé nos jours à des longues journées sans repos et nos nuits sans sommeils qui nous poussent à faire des nuits blanches et revisiter l’histoire de l’Islam dite de France.

Nous ne redescendons jusqu'aux l’événement de  Napoléon III qui a  initiée, l’idée de l’islam de France pour la première fois et l'épineuse gestion du culte musulman en France ne date pas du début du XXIe siècle. Les tentatives de structuration de l’islam ont été amorcées au XIXe siècle par avec son «consistoire musulman» en Algérie, ancêtre des instances religieuses musulmanes telles que nous les connaissons aujourd’hui en France : «écrit le chercheur Raberh Achi dans une tribune au journal Le Monde"" Publié le 16/08/2018

 Pour êtres brefs, nous commençons par L’ordonnance du 2 novembre 1945 définit les conditions d’entrée et de séjour des Étrangers en France. Cette ordonnance a été modifiée par la loi n° 93-1027 du 24 août 1993 qui interdit la délivrance d’un titre de résident à un ressortissant étranger vivant en situation de polygamie. En effet, l’article 15 bis stipule que "Par dérogation aux dispositions des Articles 14 et 15, la carte de résident ne peut être délivrée à un ressortissant étranger qui vit en état de polygamie ni aux conjoints d’un tel ressortissant. Une carte de résident délivrée en Méconnaissance de ces dispositions doit être retirée". Ainsi le législateur a voulu proscrire très fermement l’existence d’une polygamie Effective en France en demandant aux préfets de refuser la délivrance ou le renouvellement des titres de séjour au ressortissant étranger polygame et à ses conjoints autres que le premier. Cependant des familles polygames ont été admises au séjour avant l’entrée en vigueur de la loi de 1993.

Aussi, la circulaire du ministre de l’intérieur n° 477 du 25 avril 2000, relative au renouvellement des cartes de résident obtenues par des ressortissants étrangers polygame avant l'entrée en vigueur de la loi du 24 août 1993, prévoit-elle, en raison de l’ancienneté de présence de ces familles en France, l’octroi de cartes de séjour temporaires et portant soit la mention "visiteur", soit la mention "salarié" ou "actif non salarié". Le renouvellement de ces titres est assujetti au fait que les intéressés aient la volonté de distendre leurs liens

Polygamiques.

Le gouvernement souhaite donc favoriser un processus de sortie du régime matrimonial polygame par l’accès à l’autonomie des épouses. Cette autonomie signifie que les épouses qui quittent leur conjoint soient en mesure d’assumer les contraintes spécifiques nées de la décohabitation. Cela suppose, notamment de les aider à exercer leurs responsabilités parentales et de les inciter à intégrer les dispositifs de formation et d’accès à l’emploi. Dans ce cadre, le processus de sortie de la polygamie se fonde sur l’accès à un logement séparé qui représente une condition nécessaire pour une autonomie effective.

 La circulaire DPM/ACI4/2001/358 du 10 juin 2001, relative au logement des femmes dé-cohabitant de ménages polygames et engagées dans un processus d’autonomie (publiée au bulletin officiel MES 2001/35), rappelle aux préfets les orientations à mettre en œuvre pour favoriser cette démarche. »

Source : Ministère de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale.

A la lecture des dispositions de ces lois et son décret d’application, nous ne pouvons ni dire, ni faire autrement que d’apprécier : Nul ne peut se réjouit de ces conditions inacceptables que vivaient les familles polygamiques; « « Un époux avec deux voire trois ou quartes épouses et nombreux enfants dans un minuscule demeure de deux pièces, nul ne peut contester le devoir du pouvoir exécutif de veiller à la sécurité des citoyens français et les  étrangères qui vivent régulièrement en France. Et de demander s'il le faut, les législateurs de se légiférer pour donner l'exécutif, les moyens d’agir par la  force de la loi.

Donc, à l’époque, nous n’avions pas contestés la légitimé du pouvoir exécutif et le devoir des  législateurs qui se légiféraient pour règlementant les conditions de vie inhumaines et inacceptable que vivaient certaines familles dites polygamiques.

Mais, force est de constater qu’après quelles années, nous avons constaté, que l’application de ces dispositions qui résultent de la circulaire DPM/ACI4/2001/358 du 10 juin 2001 imposant la décohabitations des femmes polygames avec leurs époux a créé aussi bien des problèmes et des difficultés qu’elles ne résolvent  : « «  : En les imposant de se dé-cohabiter avec leurs épouses et leurs enfants, nombreux sont les époux qui n’ont plus l’autorité ni sur leurs épouses dé-cohabité es, ni sur leurs petits bouts de bois partirent avec elles ; ils se sentaient démis de leurs fonctions en tant qu’époux et pères. Pour eux, la France les ôté leur honneur et leurs pouvoir d’époux et du père. Silencieusement ils se révoltés en se repliant sur eux-mêmes. 

Pour ce qui concerne les femmes dé-cohabitées, nombreuses parmi elles sont souvent analphabètes ou qui ont eu une instruction limitées et ne sont pas du tout préparées pour assumer une telle responsabilité. Ces femmes soient disant libérées se trouvent du jour au lendemain mères de famille isolée qui ne savaient ni comment gérer leur nouvelle situation, ni comment vivre cette nouvelle liberté attribuée.

 Les modalités d’accompagnent d’une démarche d’autonomie des épouses dé cohabitées, mises en œuvre par les décrets d’applications de cette lois, pour les aider à trouver un emploi, les accompagner pour faire valoir, le cas échéant leur droit de prestations familiales, de, l’A P L et éventuellement RMI et voir la gestion du budget familial et la contribution du père dé cohabité n’ont pas donnaient les résultats escomptés. Les assistantes sociales sont débordées de partout dans toutes les régions de France. Malgré les aides financières du FSL (Fonds de Solidarité pour le Logement), pour faire face à certaines dépenses d’installation telles le dépôt de garantie, les frais d’ouverture des compteurs, d’assurance, de déménagement, de mobilier de première nécessité et même des premiers loyers elles ne savent plus où donner la tête ; les nombre des femmes dé-cohabitent se multiplies et les enfants des parents dé-cohabitent vient malgré dans des conditions pures que celles vivent les enfants des parents divorcés car, celles-ci  sont définies et réglementés par les juges . Privés de leurs droits, et leurs honneurs en tant que époux et pères musulmans polygames reliaient sue eux-même et les mêmes dont la plupart d'entres elles, ont une une instruction très limitée ou pas du tout, ne peuvent pas faire face à leurs nouvelles responsabilités. Les conséquences, nous les connaissons..

 

 LA LOI INTERDISANT LA DISSIMULATION DU VISAGE DANS LES ESPACES PUBLICS 

  Nombreux d'entre nous les musulmans de France considèrent certaines dispositions de cette la loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public du 29 octobre 2010 comme un défi comparable à ceux identifiés dans les dispositions de la loi anti-polygamique.

 Comme nous le disons en commentant ces défis, que nul ne peut contester la légitimité du pouvoir public et le devoir des législateur de se légiférer pour donner l'exécutif s’ils le jugent conforment à la constitution, la possibilité d’utiliser la force de loi quand il s'agit de réglementer la vie de la cité, et nul ne peut évoquer de convictions religieuses pour se soustraire ses devoirs citoyen , comme l’a bien dit la charte des principes de l’islam de France : « «  Ni des convictions religieuses ni toutes autres raisons ne sauraient supplanter les principes qui fondent la constitution de la république » »   

Mais force est de constater que dans nos études analytiques de quels articles de cette loi, nous avons décelés encore et encore quelques obstacles dressés sur le chemin d'intégration des femmes musulmanes vivant en France, dont on considère emprisonnées et obligées en se métamorphosant sous des djellabas ou à dissimuler leurs visages et qu’on veut tout simplement aider à se libérer.

Il est écrit ceci dans son article 3" La Art. 4 — Après la section 1 bis du chapitre V du titre II du livre II du code pénal, il est inséré une section 1 ter ainsi rédigée : " Section 1 ter que : « « Dans Art. 225-4-10.-Le fait pour toute personne d'imposer à une ou plusieurs autres personnes de dissimuler leur visage par menace, violence, contrainte, abus d'autorité ou abus de pouvoir, en raison de leur sexe, est puni d'un an d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.

Lorsque le fait est commis au préjudice d'un mineur, les peines sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 60 000 euros d'amende. "

Nous avons lus et examiner, à la lumière de notre propre conscience et expériences, les dispositions de cette loi, sa lecture coercitive du conseil constitutionnel et le décret d'application adressé aux préfets et aux fonctionnaires chargés de l'appliquer et nous en tirons les conclusions suivants:

Nous vivons dans un monde frappé durement par la crise économique et, à travers cette crise ici en France, comme d’ailleurs dans d’autres pays, les familles musulmanes, comme les autres familles françaises, vivent des difficultés financières liées au chômage qui engendrent des conditions de la vie difficiles créant des tensions très vives et qui aboutissent sous devants les juges.

 Certaines femmes musulmanes porteuses habituelle d’un tenue dissimulant leur vissage qui, pour une x raisons voulant se séparer de leurs maris, ou des filles désobéissante qui, malgré qu’elles vivent toujours sous le toit de ses parents mais n’ont plus aucun respect ni envers la tradition et la culture de leurs  parents, ni envers les principes fondamentaux des règles républicains et laïques, utilisés les dispositions redoutables de l’article 4 de cette loi contre leurs époux ou leurs parents.

Nous l’avons vu à travers des conflits liés à la polygamie et les mariages dits précoces ou forcés ; des femmes et des filles ont utilisé abusivement de  les disposions de la loi anti polygamique ou mariages forcés, en entrainent leurs époux et leurs parents innocents en les traduisant devant les tribunaux.

 

Sources : Loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010 publiée au (Journal officiel, 12 octobre 2010)

 

E, vingt ans après, nous voilà devant une nouvelle charte et éventuellement nouvelle loi dite : « « Loi confortant le respect des principes de la république » » Hier comme aujourd’hui, nous avions dit nous ne le répétons !! Nous sommes comme tous des citoyens ou étrangers vivant dans façon permanente en France,comme l’emblème de la Charte l’a bien dit : « «  Ni des convictions religieuses ni toutes autres raisons ne sauraient supplanter les principes qui fondent la constitution de la république » ». Nous placions nos espoirs sur le pouvoir de l’exécutif l’initiateur de ce projet loi qu’il défend devant les parlementaires.

Si, elle est votée et promulguée nous inclinerons devant elle et nous respecterons ses dispositions.   Et nous espérons aussi, que cette loi réaffirmera avec force, les principes de la laïcité exprimés dans la loi de 1905 qui stipulent :  « « ARTICLE PREMIER. - La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. » »

 En nous appuyant sur notre propre expérience, nous disions que l'islam n’était pas présente d’une manière égale aux autres religions sur le territoire français lorsque le principe de laïcité caractérisée par la loi du 9 décembre 1905 a été adopté. Seuls trois ( 3) confessions étaient alors reconnues : « « les catholiques, les protestants (Catholiques réformés) dits les luthérien et le judaïsme. Nous disons que, la présence des musulmans en France ne doit plus être appréhendée dans sa seule dimension spirituelle : « « Conformément aux principes fondamentaux de la république; les musulmans veulent qu'on les traite comme les autres citoyens  doit être traiter comme les autres  citoyens ou étrangers établis en France depuis ou à une date récente» »

 Nous disons aussi, que les musulmans et les musulmanes ont désormais leur place à occuper aux tours de la table de la grande famille française et cette présence doit plus être utilisée comme un épouvantail  pour manipuler les français surtout à le veilles ou pendant les périodes de campagne électorales.

 

 Abdoulaye Leye ; membre du CA du CFCM et du bureau exécutif de la FFAIACA.

 

 

 

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