Avec à ses pieds le cadavre fumant du PS, la gauche de ce pays est déjà victorieuse !

En écoutant ce matin sur les ondes de France Inter Bertrand Delanoë......

Avec à ses pieds le cadavre fumant du PS, la gauche de ce pays est déjà victorieuse !

En écoutant ce matin sur les ondes de France Inter Bertrand Delanoë, après les aveux, hier, de son visqueux acolyte Bartolone et en attendant la sortie des derniers rats qui tentent piteusement de rallier la planche Macron, je n’ai pu m’empêcher de penser au souffle nouveau, à la voie libre et désinfectée, dont héritent de fait et dès maintenant les tenants d’un véritable progrès social, celui qui dit assez aux suicides d’infirmières traitées comme des bêtes de somme, assez au spectacle d’ouvriers exténués par la pression de patrons débridés par des lois criminelles,  assez à la déroute d’employés en burnouts permanents, aux pendaisons de paysans précipités dans le dénuement le plus total: halte aux délocalisations, à la précarité et à la paupérisation orchestrées pendant des années par la folie ultra-libérale et soigneusement mises en place par ce parti servile, tombé entre les mains d’opportunistes sans vergogne. La Commedia è finita !

Delanoë osait expliquer à l’antenne, que ne pouvant se résigner au fait, inexact par ailleurs, que quarante-huit pour cent des ouvriers votaient pour le FN, se devait de rejoindre Macron, car son ami (sic) Hamon avait un programme d’ultragauche, incapable de rassembler ! Oubliant de préciser que si autant d’ouvriers, d’employés et de paysans se sentaient perdus, cela est dû en tout premier lieu à l’abandon de la défense de leurs intérêts vitaux par les partis félons, PS en tête, mais aussi PC ! Ce dernier quinquennat a représenté le summum d’une politique de trahison sans égal depuis la quatrième république et l’infâme Guy Mollet. Le pire du pire est que ces caciques repus, ces privilégiés à la solde des puissants, n’ayant rien retenu de leur retentissante faillite, nous ressortent, comme en 2012, le vote utile contre le FN. Pour ce faire, ils nous proposent le ministre de l’économie le plus libéral, le plus "bancaire" de la Cinquième ! Ils se trahissent entre eux, refusant même de soutenir alors qu’ils s’y étaient engagés, le vainqueur de leur primaire, des gens abjects vous dis-je !  Hamon pour avoir collaboré avec les gouvernements de ce quinquennat, pour ne pas s’être clairement déterminé contre la mafia des p’tits copains, pour essayer encore de concilier les inconciliables, malgré les gifles qui lui sont délivrées au quotidien par ceux qu’il qualifie lui-même d’amis, court à sa fin politique. Certes, la gauche aura encore à payer un ultime prix, celui d’une défaite à ces élections, mais le champ enfin libéré de tous ces imposteurs offre la possibilité réelle de constituer, au-delà des personnalités actuelles, une force vive capable de réintégrer les laissés-pour-compte et de préparer un véritable futur. Ne serait-ce pas là la vraie victoire de 2017 ?  

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