Ces Start up qui vivent sur le dos du contribuable …..

Avec pour moteur la spéculation, les entreprises dites Start Up n’embauchent quasiment pas et profitent largement de cadeaux fiscaux donner aux investisseurs.

Depuis la loi de 2004, le statut des « jeunes entreprises innovantes » leur permet de profiter des avantages fiscaux accordés aux quelques grosses fortunes déjà très favorisées par la fiscalité.

Un système perfide qui profite aux plus riches et enrichit personnellement les créateurs de  ces "jeunes pousses" aux résultats souvent médiocres, aux contributions sociales quasiment nulles,  avec un nombre de salariés insignifiants.

 

Dans l'univers des start up « tendances » une profite particulièrement des faveurs de l’état : ORNIKAR.

ORNIKAR est une plateforme de mise en relation de futurs apprenants conducteurs avec des enseignants de la conduite, ou comment essayer de transformer une service de proximité en une plateforme parisienne difficilement accessible …

ORNIKAR se dit Auto-école en ligne, au service des jeunes et de leur pouvoir d’achat, mais ORNIKAR est surtout un gouffre financier pour le contribuable Français.

Pourquoi ?

D’abord, cette entreprise, malgré les prétentions orales de son président, a engendré de grosses pertes financières depuis sa création il y a 5 ans. Même si les derniers résultats ne sont pas connus, les dettes accumulées sont résorbés par des fonds d’investissement permettant une grosse réductions fiscale aux investisseurs, et,  à l’entreprise de ne pas payer d’impôts en garantissant des salaires importants aux dirigeants.

 

Ensuite, le modèle économique d’ORNIKAR est construit sur la précarisation du travail : Utiliser des microentreprises en sous-traitance,  pour effectuer les cours de conduite au lieu d’utiliser des salariés. Un système pervers qui n’assure  pas de protection sociale à ses travailleurs, tout en les rendant dépendants de la plateforme et  qui permet surtout de limiter le paiement de charges sociales, et de l’impôt.

 

Enfin, ORNIKAR a bénéficié d’une levée de fond dont 10 à 15 millions d’euros provenaient de la Banque Publique D’Investissement (détenue à 50% par l’état et à 50% par la caisse des dépôts et consignations). De l’argent public destiné à investir dans d’autres pays d’Europe et notamment l’Allemagne et l’Espagne. L’état et le contribuable comme rampe de lancement à une entreprise non rentable qui génère du travail précaire.

 

ORNIKAR bénéficie par conséquent grandement des faveurs de l’état mais surtout de l’argent public avec   :

- Des résultats économiques catastrophiques résorbés grâce à une niche fiscale

- Un modèle économique profitant largement de la précarité des travailleurs et de charges sociales réduites

- Des fonds d’investissements d’état permettant de se développer à l’étranger.

 

En plus de l’utilisation excessive de l’argent public et des niches fiscales , ORNIKAR publie des chiffres complètement « loufoque » à propos du nombre d’élèves inscrits et des résultats aux examens, tout en maitrisant les avis clients sur les réseaux sociaux.

Un système « innovant » néfaste pour la proximité, l’éducation routière  et le pouvoir d’achat mais favorable à la précarité.

Un système  bientôt « perdant perdant » pour l’état et le contribuable, puisque le développement à l’étranger, grâce à l’argent levé, laisse pressentir un changement de domiciliation fiscale comme presque toutes les plateformes de mise en relation.

Lorenzo LEFEBVRE.

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