Le général de Gaulle avait 49 ans lorsqu'il lança l'appel du 18 juin 1940. Il dut attendre 1958 âgé de 68 ans pour prétendre devenir le 1er président de la 5ème république. Ainsi muni des pleins pouvoirs, il ne mit fin à la guerre d'Algérie que quatre ans plus tard. Son second septennat conduisit la France à son rejet en mai 1968 mais la démocratie fut sauve.

La 5ème république affronte un nouveau challenge avec l'élection à sa présidence d'Emmanuel Macron, 39ans, celui-ci selon tous les augures disposera d'une majorité parlementaire à l'issue des prochaines élections législatives. Mais n'entendons-nous pas les bruits d'une menace de l'avènement d'une république présidé par un apprenti monarque ? A l'appui de cette thèse, de bons esprits susurrent que 1789 n'a pas détourné les tenants de la France profonde de l'aspiration à un régime monarchique. Face à de telles prétentions, moi, citoyen né sous la 3ème République, je demeure ferme défenseur d'une république exclusivement ouverte sur la démocratie. Pour perpétuer cet idéal républicain seul un bipartisme gauche droite peut maintenir la France dans la démocratie. Il revient donc aux républicains de défendre l'idéal d'une France partagée entre ce qu'il y a de meilleur tant à droite qu'à gauche.

Attention Monsieur le Président à la roche tarpéienne!

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