De retour le pupu, le coucou et les gazouillis

Ce 27 mars, un voisin en visite m'annonce tout content qu'il a entendu le matin même le cri ou l'appel, je ne sais, du pupu. Ce migrateur venu de loin a rejoint notre Haut Poitou. Pour cet homme du terroir le pupu est le nom donné au Vanneau huppé pour deux raisons, la première est que les deux syllabes chantantes dans la bouche imite le cri de l'oiseau, la seconde est que ce nicheur construit son nid non pas avec de la boue mais de la bouse. Son arrivée me dit-il précédera de peu celle du coucou.

Point de coucou encore ce 30 mars alors qu'une chaleur inhabituelle succède à la fraîcheur du matin et nous apprenons que quelques hirondelles ont été aperçues pour la 1ère fois hier matin. Et de fait nous venons d'en  voir une ou deux virevoltant assez haut au dessus des toits. Il s'agit pour cette première arrivée des hirondelles de fenêtres ainsi appelées car elles nichent sous la bordure des toitures qui abritent leurs nids de boue sèche qu'elles n'ont pas encore rejoint. Elles sont en avance de quelques jours sur leur calendrier de l'an dernier. Si hautes dans le ciel, elles nous paraissent bien petites. Il est important de nous assurer si elles seront suivies d'une vague migratoire importante.

Il nous faut attendre maintenant l'arrivée de l'hirondelle appelée familière parce qu'elle niche dans les étables où à défaut dans les granges. Point n'est besoin d'attendre car les deux premières ont été vues hier franchissant la porte ouverte de la remise d'une voisine. 

Ce 31mars, le voici le premier coucou de la saison est arrivé. Autant le Vanneau huppé que le coucou se manifestent encore très rarement dans la journée.

L'attente a été de courte durée, dès le 1er avril au matin nos hirondelles sont arrivées, mais moins nombreuses que l'an dernier pour retrouver aussitôt leurs nids et se reposer. Elles vont nous réjouir de leur présence et de leur gazouillis pour cette nouvelle saison. 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.