La République à l'encan

À une année de l'élection présidentielle, nous assistons au spectacle calamiteux des nouveaux fossoyeurs de la République. Voici Mélenchon le 1er mai, Mélenchon député d'une circonscription de Marseille, ville aux faubourgs avant tout populaires, défiler à Lille dans le nord en promettant à ses fidèles de revenir en mai prochain président de la République. Il se verrait bien endosser l'uniforme gaullien de président de la 5ème République tant dénoncée par l'élu socialiste Mitterrand, parti dont lui-même est issu et qu'il a quitté comme l'insoumis d'une guerre politique. Mitterrand vieux routier du régime parlementaire avait tant bien que mal respecté cette institution. Avec Macron il n'en reste plus rien, mais cela ne gêne pas l'insoumis.

Mais ce n'est pas tout, voici Marine Le Pen qui ce même 1er mai se voit déjà gravir les marches de l'Elysée convaincue de sa prochaine victoire comme l'élue à la présidence de la République. Cette Marine qui n'est que l'héritière de l'ennemi de la gueuse, ce Jean Marie son père dont le modèle idéologique fut Pétain et le régime de Vichy avant de soutenir le pronociamiento du carteron des généraux de L'O.A.S. Que ne peut-on craindre pour nos libertés d'un pareil sérail.

Je pense ne pas être le seul à avoir entendu avec inquiétude ce compte-rendu des manifestations ouvrières de ce 1er mai où des militants cégétistes ont été pris violemment à parti par des agresseurs cagoulés faisant quatre blessés graves, parce que cela nous rappelle les temps les plus sombres de la montée de l'extrême droite

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