Un parler vrai revendiqué, hélas!

Dans sa chronique du 7 novembre dans le Monde, Gérard Courtois évoque la réalité de la 1ère Guerre Mondiale bien résumée dans cette phrase que je cite...

Cette effroyable tuerie de masse, cette entreprise industrielle de destruction des peuples, ces millions de jeunes gens dont la mort laissait imperturbables, sinon indifférents, les chefs politiques et militaires tout autant que l'abnégation des soldats qui endurèrent pendant plus de 4 ans les pires souffrances...

Il n'est pas inutile d'apporter une nuance à ce texte. Clemenceau, le Père la Victoire sur la fin de sa vie, à un reproche posthume du Maréchal Foch critiquant le fait que l'avancée des armées françaises pour libérer le territoire jusqu'aux frontières fut stoppé le 11 novembre par l'armistice de Rothondes, y répondit longuement en arguant que ce souhait aurait coûté à nos armées 300 000 tués de plus s'ajoutant à un tribu déjà lourd de 1,3 millions de poilus morts pour la France.

Ce rappel n'arrête pas mon propos. Ce 7 novembre, les propos impromptus du président Macron, visitant les champs de batailles, à la mémoire de Pétain qu'il souhaitait commémorer le samedi 10 novembre avec ses pairs, les  cinq maréchaux inhumés aux Invalides, au prétexte qu'il fut le héros de Verdun, ce qui reste peut-être encore à démontrer dans toute son ampleur, sont une atteinte au souvenir du martyr juif. Lorsque qu'un président de la République s'adresse aux français s'agissant de son Histoire, il s'exprime au nom de la France qu'il vient de déshonorer.

Pétain est la honte de Macron et le 10 novembre nous serons ou nous devrions être tous des Juifs français.

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