EDF, une débâcle

L'augmentation de 6 %des tarifs de l'électricité annoncée pour le 1er juillet soulève une vague de protestations des français. EDF voulu par le Conseil National de la Résistance à été créé en 1946 pour offrir à tous les français des tarifs d'électricité à leur portée. Par la suite, EDF a axe son modèle de développement sur le nucléaire sans en prévoir toutes les conséquences économiques et environnementales. S'en est suivie la construction de 58 réacteurs nucléaires dans 11centrales réparties sur tout le territoire. Aujourd'hui, l'entreprise fait face à une dette de 33miliards d'euros et un besoin d'investissement estimé entre55 et 75 milliards d'euros pour remettre aux normes ses réacteurs arrivés en bout de course pour prolonger leur exploitation et ensuite entreprendre leur démantèlement. L'entreprise est aussi confrontée à une surenchère des coûts de l'EPR de Flamanville atteignant déjà 11 milliards d'euros dont la mise en service est reportée d'années en années. Sur le plan environnementale, EDF a sous-estimé et c'est un euphémisme, la mise hors de danger des déchets radioactifs ultimes. En outre, EDF est confronté à chaque instant à la mise en sécurité de ses réacteurs sous le contrôle de l'autorité de Sûreté Nucléaire. Qui ne se souvient pas de l'explosion du réacteur nucléaire de Tchernobyl en Ukraine en 1986 dont les retombées radioactives au gré des vents ont touché toutes l'Europe.

Face à de tels enjeux, le Président Hollande a mis à la tête d'EDF en 2014 Jean Bernard Lévy dont l'expérience industrielle la plus notoire a été d'être le numéro 2 de Vivendi en charge de communication et de médias sous la tutelle de Jean René Fourou. Il a été renouvelé dans sa fonction par le président Macron véritable décideur de l'avenir du nucléaire dans notre pays et lui aussi peu familier avec le sujet.

Les prix de l'électricité aux français ne peuvent que s'envoler. 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.