Louise, Louise reviens nous avec tes illusions

Nous assistons impuissants à la droitisation de notre société. Sondages en mains, on nous dit que de plus en plus de jeunes se tournent vers l'extrême droite. Ces jeunes sont des non diplômés, des déclassés, des laissés pour compte de la société. Ils se jettent dans les bras tendus de Marine Le Pen non pas pour lui demander d'abord du travail, Jobs, Jobs comme disent les Anglais, mais pour chasser le migrant, le rejeter à la mer, au nom de notre sécurité et de la défense de notre civilisation. Devant ce délitement de notre société à l'image du monde politique, rien d'autre que se pencher sur notre passé quand le front des prolétaires, le front populaire avaient des noms pour défendre leurs revendications sociales au nom de la lutte des classes. Ce fut Louise Michel au temps des communeux, Jaurès et Léon Blum sous la 3ème République.

Plus que tout autre discours, une chanson sous le simple titre de Louise et interprètée par Eric Mie renoue pour nous avec ce passé. Sur une musique de rêve joué par Olivier Hermann sur sa guitare solo,les paroles au ton mesuré mais à la résonance implacable soulèvent en nous un vent de révolte qui peut nous laisser espérer des jours meilleurs. Trop vieux si c'est notre cas, laissons ce message d'espoir, aux jeunes. En attendant après avoir écouté Louise, précipitons nous pour lire les mémoires de Louise Michel qui comme me le rappelle un ami sont aussi en fait un plaidoyer pour la libération contre la dictature et pour l'émancipation des femmes et j'ajouterai les plus jeunes. 

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