Le Caporal épinglé

La presse bien-pensante a porté aux nues l'élection d'Emmanuel Macron célébrant sa victoire sur le populisme représenté par l'extrême droite sous les couleurs du front national. Avec 34% des voix et 7 millions d'électeurs le score du populisme ne peut qu'inquiéter pour l'avenir et cela n'a pas été assez souligné par les défenseurs des vraies valeurs de la République française. Au-delà de ces considérations, les premiers pas de la présidence Macron soulèvent la question de la voix de la France. Dans ses habits neufs de président de la République, ce dernier parle au nom de la France sur tous les sujets de gouvernement politique intérieure et politique étrangère. Jamais jusqu'ici les institutions de la 5ème République n'ont servi à justifier autant d'autorité dans l'exercice du pouvoir. L'absence de contre-pouvoir des chambres, députés et sénateurs est une menace. A vouloir se substituer à la voix du peuple, émanation de la représentation parlementaire la voix d'Emmanuel Macron ne fera que perdre sa crédibilité au fur et à mesure que s'écoulera son mandat, la rupture ainsi commencée avec le peuple français peut faire crainte le pire pour le futur de notre démocratie.

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