Macron et le virus, de mal en pis

La France se rapproche des 100.000 morts du covid 19 et 9,5%de la population a reçu au moins une dose de vaccin. Le Royaume-Uni a plus de morts, mais son taux de vaccination est de 35,5% dont 50% des adultes. L'Allemagne a moins de morts et son taux de vaccination est de 9,3%. Les États-Unis ont enregistré le plus de morts rapportés à leur population et leur taux de vaccination est de 24,5%. À quel nombre de morts faut-il s'attendre en France avant que le seuil de 70% de vaccinés avec 2doses soit atteint pour prétendre à l'immunité de l'ensemble ?

Clemenceau a dit la guerre ! C'est une chose trop grave pour la confier à des militaires et c'est bien ce qu'il s'est refusé de faire en 1917.Cette crise sanitaire de l'ampleur de la grippe espagnole il y a un siècle, n'est-elle pas trop grave pour être confiée à des inspecteurs des finances ? Depuis quatre jours, Macron est fragilisé par le retard pris dans la vaccination du pays et les incertitudes sur l'avenir. Il en est rendu responsable car gérant la crise en autocrate comme lui permettent les institutions de la 5ème République. Après avoir consulté son conseil scientifique, il s'affirme avec cette formule " Moi, je sais et je décide". Entouré d'une pléthore de jeunes inspecteurs des finances comme lui, il consulte mais écoute peu par méfiance. Il s'approprie l'information qu'il va chercher jour après jour sur le terrain.

La question se pose pour les Français si leur président de la République était préparé pour affronter cette pandémie. Jeune énarque, il a fait ses armes de banquier d'affaires dans la maison Rothschild puis a rejoint François Hollande comme secrétaire général adjoint puis ministre de l'économie préparant en sous-main sa campagne électorale. Le Royaume-Uni dispose d'un Premier ministre ancien chef du parti conservateur et qui a exercé pendant 8 ans le mandat de maire de Londres l'Allemagne est dirigée par une chancelière au pouvoir depuis 14 ans et les États-Unis par un ancien vice-président.

Jamais Macron n'a paru aussi peu préparé pour exercer sa fonction de chef d'Etat que confronté à cette course pour la vaccination et sa lutte contre la morbidité. Le virus, l'épée de Damoclès qui menace Macron aux dépens des Français 

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