L'Allemagne disqualifiée par Volkswagen

L'Allemagne, triomphante dans l'exercice de son pouvoir sur la politique économique de l'Europe, subit un grave échec industriel avec le scandale de Volkswagen. La Grèce membre de la communauté Européenne est un pays lourdement endetté. Pour rester dans la zone Euro, elle doit réduire ses déficits. Et pour se ranger à la demande de ses pairs de l'Eurogroupe afin d'obtenir une restructuration de sa dette, elle a procédé à une nouvelle baisse des pensions de retraites, des salaires et des services sociaux. Comment ne pas interpréter comme deux poids, deux mesures, la pression exercée en ce sens par l'Allemagne sur la Grèce au nom de l'Europe et de l'Euro et la falsification des tests d'homologation par Volkswagen, 1er constructeur automobile mondial, pour la mise sur le marché de ses véhicules diesels polluants.

Comment ne pas s'interroger sur le silence de l'Etat Allemandà propos des indemnisations colossales dont serait redevable un groupe qui était la vitrine industrielle de ce pays?

Où est la vertueuse Allemagne quand Volkswagen, son modèle industriel, porte atteinte à l'environnement et à la santé publique dans de nombreux pays, dont l'Amérique, et ceci en contradiction avec son engagement pour la Cop 21 ?

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