La trop longue guerre

Ce 25 septembre, invité de Guillaume Erner aux matins de France Culture, le grand avocat pénaliste Henri Leclerc, illustre défenseur des droits de l'homme et du citoyen, a évoqué la figure historique de de Gaulle par le rappel de son arrivée au pouvoir en mai 1958 par un coup d'état tout en lui attribuant le mérite d'avoir mis fin à la guerre d'Algérie. Commencée le 1er novembre 1954, la guerre d'Algérie s'est conclue par les accords d'Evian du 18 mars 1962. Etudiant  sursitaire, j'ai applaudi au retour de de Gaulle en 1958 avec le ferme espoir que par son autorité et sa stature historique de l'homme  du 18 juin 1940, il allait mettre rapidement un terme au conflit algérien dont étaient victimes au premier rang du coté français, les appelés du contingent que je devais rejoindre. De mon point de vue, de Gaulle a commencé par fraterniser avec ses pairs jusqu'au-boutistes de l'armée française pour briser la rébellion algérienne. C'est conscient de son impuissance à garder l'Algérie et attiré par d'autres ambitions internationales qu'il a rendu l'Algérie à son peuple pour le meilleur ou le pire. La guerre d'Algérie s'est poursuivit 4 ans de plus avec de Gaulle, 4 ans de trop compte-tenu des pertes humaines. De Gaulle n'a pas mérité de la France pour L'Algérie.

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