Requiem pour les anciens caciques du PS

Que sont les anciens espoirs du parti socialiste devenus? Chevènement, Fabius, et Jospin. Le premier est aujourd'hui le facteur en diplomatie d'un Macron alors qu'il vient de remettre au Kremlin la lettre de courtisanerie de ce dernier à Poutine. Le second a succédé à Jean-Louis Debré à la présidence du Conseil constitutionnel,une sinécure bien rémunérée où il est tenu au droit de réserve et rejoint ainsi par Juppé. Le troisième, le plus prometteur, ne s'est jamais remis d'avoir perdu son élection face à Jean Marie Le Pen et est tombé dans l'oubli. Leur cadet François Hollande qui lui a réussi là où ils avaient échoués c'est à dire conquérir la présidence de la République, fait le tour des librairies et des popotes à la recherche d'un brin de popularité au cas où! Son quinquennat est passé à la moulinette dans les colonnes du Monde par Gérard Davet et Fabrice Lhomme mettant en exergue ses atermoiements. Il vient de trouver avec Christophe Prochasson, historien et son ancien conseiller à l'éducation,un honnête défenseur mais lucide à son égard, à l'occasion d'un entretien sur France Culture.

Sur l'avenir du parti socialiste, Christophe Prochasson nous a dit que présent au colloque d'été de la Rochelle du PS, plutôt que des anciens il a vu de nouvelles et jeunes têtes porteurs de tous les espoirs d'un renouveau du parti. Encore faut-il que face à l'échec de la présidence de Hollande par manque d'idées, ils soient détendeurs eux d'idées capable de porter un projet de gouvernement crédible et digne du parti de Jaurés!

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