Grand débat national ? Sans moi

La presse publie la "Lettre aux Français" d'E. Macron qui cadre le grand débat national qui est ouvert jusqu'au 15 mars. Est-ce une réelle courte période de débat qui s'ouvre ou ne serait-ce pas plutôt un exercice d'enfumage conçu dans l'improvisation et qui serait paré des artifices de la participation ?

En première lecture, la longue lettre d'E. Macron, annoncée le 31 décembre dernier, ne paraît pas ouvrir de perspectives.

Le cadrage du débat est posé voire verrouillé sur certains points (ISF). La durée, deux mois, est bien courte pour un exercice collectif qui demanderait beaucoup plus de temps de réflexion.

Participer ? Cautionner la démarche de ce président ? Sans moi.

Ne pas participer, c'est en partie répondre à ce passage : "Je n'ai pas oublié que j'ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle."

Avant même le débat, les choses sont clairement exposées, E. Macron continue à penser qu'il a été élu sur un projet.

Face à la crise de régime, il aurait été beaucoup plus pertinent de lancer des ateliers constituants.

Cette cinquième version de la République est arrivée en bout de course, plutôt que d'y apposer un énième rustine, il conviendrait de réfléchir au modèle de République auquel aspireraient les citoyens.


Edit : Adresser un courrier au Président de la République - 55 Faubourg Saint-Honoré - 75008 Paris ?

Elle pourrait être libellée comme suit :

  • Monsieur le Président,
  • Dans une longue "Lettre", vous sollicitez la participation du plus grand nombre à un grand débat. Par la présente réponse, je suis au regret de vous faire part de ma décision de ne pas y participer.
  • Veuillez agréer...

Tout amendement sera le bienvenu en commentaires. J'ai choisi de faire bref ; cela contrebalance la longueur du texte auquel il est répondu.

 

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