La sage Assemblée Nationale du nouveau monde

Lors de la séance des questions au gouvernement, la limitation du droit d'amendement du projet de révision institutionnelle a été évoquée. Dans sa réponse, Nicole Belloubet a donné la position du gouvernement. Brouhaha. Les députés LR, NG, LFI et GDR et non inscrits ont ensuite quitté l'hémicycle pour marquer leur désapprobation. A la fin de la séance, on entendait une mouche voler.

Image d'une séance agitée à l'Assemblée Nationale lors des questions au gouvernement du 21 mars 2018.

Philippe Gosselin, député LR, a posé une question portant sur la perspective de limitation du droit d'amendement figurant dans le projet de réforme institutionnelle. Son propos a suscité des approbations sur divers bancs allant de la gauche à la droite de l'hémicycle.

En réaction à la réponse de Nicole Belloubet, garde des sceaux, les députés LR, NG, LFI et GDR et les non inscrits ont quitté l'hémicycle pour marquer leur bruyamment leur désapprobation.

A la fin de la séance, on entendait une mouche voler à l'Assemblée Nationale. Une assemblée sage, n'est-ce pas l'image de ce qu'est devenue la démocratie représentative depuis 2017 ?

C'est à 15 h 44 à ce lien. (cliquer sur "Réforme institutionnelle" dans le menu déroulant)

La limitation ou rationalisation du droit d'amendement envisagée dans le projet de réforme institutionnelle porterait atteinte à la liberté d'expression qu'ont les parlementaires. Selon Dominique Rousseau : "Là, si ça va au bout, c’est grave. Le droit d’amendement est en effet le corollaire du droit d’initiative parlementaire. Les parlementaires ont le droit de déposer des amendements, c’est inhérent à la fonction de député."

Questions au gouvernement - 21 mars 2018 © Capture d'écran - AN Questions au gouvernement - 21 mars 2018 © Capture d'écran - AN

Sont matérialisées en jaune les travées de l'hémicycle où siègent les députés qui ont quitté l'Assemblée.

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