Rencontre avec Dante

J'avais décidé, il y a plus de 400 jours, d'apprendre l'Italien, afin d'être capable de lire La Divine Comédie.

J'ai utilisé en ligne DUOLINGO (gratuit) et puis "L'ITALIEN FACILE" (gratuit aussi).

J'avance maintenant très doucement, en m'aidant bien sûr de la dernière traduction à la mode de Danièle Robert, que j'ai pu m'acheter par chance.

Sa façon de traduire me rappelle la mienne du temps où j'étudiais le latin avec Madame Delbeck. J'avais tellement peur de trahir que mon français devenait plus tordu qu'un cep de vigne, contourné et douloureux !

je me réfugie de temps en temps dans celle de Lamennais (en ligne). Bon, c'est à cause de ce "silvestro" (entrai per lo  cammino alto e silvestro) qu'elle traduit par : "et j'entrai dans cette âpre profondeur" - zut ! c'est quand même un peu éloigné, non ? Je crois que j'aime tellement la forêt qui me manque terriblement que je me fâche de la voir ainsi disparaître. (elle serait passé de sylvestre à sauvage à âpre ? )

Bref, c'est un bon support pour un bon délire ! Pas besoin de drogues, j'ai l'impression d'entrer dans un rêve surchargé de symboles que je ne comprends pratiquement pas et qui pourtant me parlent et nourrissent mes rêves et mes réflexions ! 

Je lis à haute voix le texte italien, c'est beau, l'italien,  et heureusement, personne ne m'entend !

Et je n'en suis qu'à la strophe 142 !

Bon courage à tous ! moi, j'adore le confinement qui m'a rendu les nuits si calmes, l'air plus respirable et la méditation et le rêve plus facile !

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