Les vignes express et le béton

Je regarde aux actus un vigneron qui essaie de redresser ses vignes qui sont tombées par terre , complètement, après un inondation, et je me demande si ses vignes ont des racines.

Je ne suis pas sûre, mais, d'après les chers Bourguignons (ingénieurs agronomes spécialistes de la composition des terrains), on pratique avec la vigne des méthodes qui la fragilise : Arroser les jeunes plans, apporter des engrais faciles à digérer, et vous voilà propriétaires de pieds sans racines profondes, incapables d'aller chercher l'eau en profondeur, et incapables aussi peut-être de tenir debout et aussi de résister aux incendies ?

Les viticulteurs de l'Hérault (pas tous) rêvent de faire venir l'eau du Rhône par pipe-line pour arroser encore plus ?

Il parait aussi que les fleuves creusent tellement leurs lits qu'ils en deviennent dangereux pour les nappes phréatique ?

Demandez aux maniaques du ciment et du béton s'ils se sentent responsables ?

Je voudrais tant qu'on se mettent à cultiver les bambous, et à construire des maisons légères et solides, qui n'impactent pas la terre, et retournent à la nature si on doit les quitter. Beaucoup moins dangereuses en cas de séisme, souples et recyclables.

En pierres aussi, c'est valable, car les pierres aussi sont recyclables, non ?

Pourtant on continue à construire en béton ! Pourquoi ?

Et comme on est malheureux, dans le béton, et bien on picole... ce qui réjouit sans doute nos chers viticulteurs ?

Oui, je sais, ça tourne un peu dans ma tête, je vois le gâtisme arriver avec terreur... et je me demande quand même un peu si un peu d'humour pourrait faire pénétrer dans les têtes l'urgence et la nécessité absolue de l'écologie !

(bon, moi, j'étais d'accord avec Dumont dans les années 70, mais je n'ai pas fait avancer l'écologie politique d'un pouce)

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