Surpopulation de la planète et mode de consommation

Depuis le mercredi 2 août 2017, nous vivons à crédit sur la Terre. Toutes les ressources que la planète peut renouveler sur une année ont été consommées d’où la nécessité de changer notre mode consommation.

Il y a un premier constat : nous sommes 7.43 milliards d’humains sur Terre avec une population qui croît de 80 millions d’habitants par an. Je pense que nous vivons actuellement en surpopulation ce qui pose problème. Avec notre mode de vie actuel, nous consommons 1.7 planètes par an et ce chiffre augmente d’année en année. De mon point de vue, pour résoudre notre problème, deux solutions se posent à nous : réduire notre population mondiale et changer notre mode de consommation.

Il y a de grande chance que j’ai en commentaire que ce n’est pas la population le problème mais notre juste notre mode consommation. Je pense que l’un ne va pas sans l’autre car même si nous arrivons à changer nos habitudes de consommations, l’humanité restera trop nombreuse pour la planète. Notre population a connu une explosion spectaculaire. 800 avant notre ère, la population a été estimé à 5 millions d’habitants. 2 800 ans plus tard nous sommes 7.43 milliards, un facteur de 1 486 !

Ceci est dû à deux avancées technologiques majeures : la première est l’émergence de l’agriculture au néolithique. Le deuxième est la révolution industrielle au milieu du XIXe siècle et les progrès en science, notamment en biologie et médecine.

Je ne pense pas que la solution par rapport développement démographique soit le contrôle et la régulation des naissances car ce serait anti-libertaire. Il y a quand même deux points sur lequel on peut agir : faire prendre conscience aux gens des dangers d’une surpopulation mondiale et investir dans les moyens de contraceptions pour les pays en développement. 

Notre mode de consommation surtout dans les pays développés est le pire qui puisse exister pour être en harmonie avec notre planète : surproduction, surconsommation, gaspillage… Ces différents problèmes viennent de la société capitaliste actuelle qui est organisée pour le profit et l’argent. Si nous continuons dans cette direction, ce sera une catastrophe en tout point pour l’humanité, c’est pour cela qu’il faut que l’on change ça rapidement avant qu’il soit trop tard.

En tant que pays développé, la première étape serait de diminuer notre consommation de viande. La viande est un gouffre sur plusieurs aspects : l’espace, l’eau, les déchets et l’énergie. Tout d’abord l’espace, les terres agricoles sont en expansions constantes depuis des décennies. Cette expansion est dû à l’élevage intensif car il faut en moyenne 10 kg de protéines végétales sont utilisées pour produire 1 kg de protéines animales. 70 % des terres agricoles seraient pour produire du bétail. Ce n’est pas sans conséquence : dégradation des sols avec érosion de ces derniers, déforestation avec par exemple 40 % des forêts d’Amérique centrale détruite pour la production de soja destinée à l’élevage.

Le deuxième aspect est la consommation d’eau douce. Dans un monde où cette denrée se fait de plus en plus rare, les pays développés en consomment de plus en plus pour le seul plaisir de manger de la viande. Un kilogramme de protéine végétale équivaut à 100 kilogrammes de protéines en termes de consommation d’eau.

L’élevage est aussi un des secteurs les plus polluants en contaminant l’eau et l’air. Les régions où est pratiqué l'élevage intensif, l'eau est ainsi rendue impropre à la consommation. Les contaminations bactériennes constituent une autre menace sanitaire liée à l'accumulation des déjections. Enfin, l’élevage est responsable de 64 % des émissions d’ammoniaque, substance présente également dans les déjections animales, qui contribue aux pluies acides.

À la fin du parcours de consommation, quand la viande arrive dans notre estomac, elle aura coûté 500 à 1 000 fois plus d’énergie qu’une plante pour un apport calorique de même ampleur pour l’humain. Évidemment les alternatives végétales peuvent satisfaire les besoins nutritionnels de l’humain. Je ferais un autre billet sur les besoins nutritionnels et comment en tant que végétarien je me nourris pour subvenir à ces besoins.

La grande distribution est évidemment est un des grands facteurs de notre mode consommation qui amène à la surconsommation et au gaspillage. Les grandes surfaces détruisent les aliments non achetés par les consommateurs pourtant encore comestibles. Tout cela pour réaliser le maximum de profit et ne pas donner aux personnes dans le besoin. C’est un comportement abject, inadmissible et largement condamnable.

La surpopulation et notre mode consommation actuelles sont deux facteurs sur lesquelles il est important de parler, discuter et d’agir rapidement pour le bien de tous. Pour finir, ce n’est pas un problème de trop de CO2, ni un problème de la fonte des glaces ni un problème de la dégradation Terre en général. Cette dernière s’en sortira très bien et continuera à exister dans cent mille ans, un million d’années ou un milliard d’années. L’écologie ce n’est pas pour la Terre mais pour nous. Pour que nous puissions vivre en harmonie avec notre planète, pour ne pas détruire le seul écosystème qui accepte une vie humaine. Le seul écosystème qui est compatible avec l’Homme et que faisons-nous ? Nous le détruisons. Comment peut-on encore douter du changement climatique qui fait que l’humain ne pourra peut-être plus vivre sur cette planète dans 1 000 ans ?

 

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