Dossier Tariq Ramadan (17) : Propagande, à quand les sanctions pénales ?

Tariq Ramadan a menti pour la énième fois en niant toute relation sexuelle avec la seconde plaignante or une expertise a démontré que les SMS échangés avec Christelle offrait un autre son de cloche. Oui Tariq Ramadan a eu une relation sexuelle avec Christelle.

 

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En guise d'introduction, une condamnation de Tariq Ramadan en 2007 pour outrages envers un agent de la police de l'air et des frontières. L'agent était une femme qu'il a copieusement insulté alors qu'il ne respectait pas ses directives. Elle avait sans doute oublié de l'appeler « Maître »…

 

 

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Tariq Ramadan et sa méthode rhétorique : « il faut savoir ce que je dis, à qui je le dis et où je le dis », autrement dit voici l'apanage du séducteur pratiquant un discours démagogique : l'homme au mille discours.

  

Comme disait feu l'islamologue Bruno Étienne, « il veut épouser les contours de publics tellement hétérogènes qu'il est en réalité l'homme aux mille discours ». « Il fait des pirouettes », abonde Bernard Godard, ancien chargé des cultes au ministère de l'intérieur. « Un coup je suis un religieux, un coup je fais des cours d'éthique, un coup je suis un leader politique. Il veut occuper tout l'espace. Finalement, il est un peu partout… et un peu nulle part ».1

 

Un menteur et un manipulateur pathologique qui vient encore d'être pris en flagrant délit concernant la seconde plaignante Christelle.

 

Les soutiens de Tariq Ramadan se dissimulent derrière le fallacieux argument réclamant une justice impartiale et équitable, prétendant que la justice française ne fait pas le job or cela a été expliqué et ré-expliqué, la justice française fait le job en appliquant scrupuleusement le droit français. En effet le présumé innocent est resté libre plus de trois mois avant d'être mis en examen pour viol et viol sur personne vulnérable. Entre le 20 octobre 2017 et le 2 février 2018, la présomption d'innocence de Tariq Ramadan fut appliquée, nul ne peut le nier. Concernant le volet judiciaire relatif à la troisième plaignante, le présumé violeur a été placé sous le statut de témoin assisté, ce qui signifie que la justice a pris en considération les éléments présentés par la défense sinon il aurait été mis en examen pour la troisième fois.

 

 

 

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Il ne faut pas confondre une personne mise en examen avec des personnes ciblées par une simple plainte comme l'ont été Hulot, Darmanin, ou qui le sont encore comme Depardieu ou Besson. La première catégorie peut-être incarcérée provisoirement comme ce fut le cas pour Tariq Ramadan alors que la seconde catégorie reste libre dans l'attente de l'instruction de leur plainte. Enfin le traitement judiciaire d'un présumé criminel mis en examen est différent de celui d'un présumé délinquant mis en examen.

 

Il faut aussi savoir prendre en considération la gravité de la faute engagée, sachant qu'un crime est plus important qu'un délit. Ensuite la dangerosité du prévenu ou sa capacité à intimider les présumées victimes et les potentiels témoins doit être étudiée pour déterminer s'il nécessite une incarcération provisoire ou un maintien en liberté.

 

 

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« Free, Free, Free, Tariq Ramadan » !, le fameux slogan porté par la douce voix des supporters du présumé violeur devant la prison de Fresnes. Ces gens confondent l'usage du droit français avec celui du droit américain. Les partisans ramadanistes ont parfois évoqué les cas de Harvey Weinstein, Roman Polanski ou encore Dominique Strauss-Khan pour dénoncer une justice partiale et inique à l'égard de leur icône, preuve de leur ignorance patente en matière de droit.

 

Ce sont ces mêmes individus qui réclament une procédure impartiale et équitable pour tenter d'obtenir la libération de leur islamologue fétiche, oui, et les mêmes qui ont adopté un comportement outrageant, menaçant, diffamatoire et délictuel sur internet envers tous ceux qui ont dénoncé la supercherie ramadaniste.

 

Les mêmes personnes qui soutiennent un sodomite blâmant l'homosexualité sur la base d'un texte religieux qui le préconise. Or la bible, le talmud ou le coran ne sont en aucun cas des références en matière de sexologie. Le débat est ailleurs et il ne peut-être limité à la seule sphère religieuse, cela relève de l'hypocrisie la plus manifeste. Rien de nouveau concernant Tariq Ramadan, adepte de la sodomie.

 

Les mêmes qui harcèlent et menacent virtuellement ceux qui soutiennent les plaignantes, la véritable justice et l'incarcération de Tariq Ramadan. Concernant la troisième plaignante, rappelons que le cadre virtuel de la menace a largement été dépassé puisqu'elle a déposé plainte pour agression physique le 25 mars 2018. La délation dont elle a été la cible est notoire, et intrinsèquement une mise en danger volontaire d'autrui, puisque son identité ainsi que son adresse ont été diffusé sur Youtube deux jours après son passage à Europe 1.

 

 

 

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Traitement du justiciable en détention provisoire

Les conditions de détention du présumé violeur n'ont rien d'anormales, elles sont celles de tout justiciable lambda accusé d'un crime en France. La prison est un lieu punitif non pas un centre de vacances.

 

L'accès au dossier judiciaire s'effectue après une demande au greffe de l'établissement pénitencier, il faut ensuite qu'un membre du personnel pénitencier soit disponible pour accompagner le détenu dans une cellule prévu à cet effet.

 

Les visites doivent être autorisées par le juge d'instruction, le délai est en général assez long, minimum un mois d'attente. Considérant que Tariq Ramadan est détenu depuis 8 mois en prison, s'il a bénéficié de plus de 8 visites depuis son incarcération alors il bénéficie d'un traitement de faveur. Ce qui semble être le cas puisqu'au mois de mars 2018 sa femme lui avait déjà rendu visite à quatre reprises entre le 2 février et le 28 mars.

 

Le courrier est filtré pour tous les détenus, ouvert et lu, et l'administration pénitentiaire se réserve le droit de leur transmettre ou non. Concernant une personne médiatique comme Tariq Ramadan il apparaît peu probable que le personnel pénitentiaire soit assez nombreux pour ouvrir des centaines voire des milliers de lettres. En conséquence la majeure partie a probablement été jeté.

 

La prise en charge médicale reste basique pour les prisonniers, une prison n'est pas un hôpital. En revanche elle nécessite une extraction vers un hôpital spécialisé pour des pathologies lourdes et curables. Or la médecine ne guérit pas les patients souffrant de la sclérose en plaques, elle les soulage.

 

C'est pourquoi l'état de santé de Tariq Ramadan a été jugé compatible avec son maintien en détention provisoire. Sa prise en charge médicale serait aussi effective à la prison de Fresnes qu'à l'extérieur. Seul le stress peut majorer les symptômes de la sclérose en plaques alors le présumé violeur devrait se détendre...2 En aucun cas la sclérose en plaques n'engage le pronostic vital du détenu, il n'existe donc aucune raison de le libérer provisoirement pour ce motif en vertu du code de procédure pénal français.3

 

Nous avons appris par sa femme que Tariq Ramadan se déplaçait en fauteuil roulant, puis sa fille aînée évoqua par la suite un déambulateur. Que de progrès en quelques semaines. Ce changement de mode de déplacement signifie une amélioration notable de son état général, n'importe quel soignant le confirmera, même un simple aide-soignant. Un déambulateur est utilisé par une personne ayant des capacités motrices et de mobilités suffisantes mais nécessitant un appui alors que le fauteuil roulant est clairement destiné à des personnes dont les bras et les jambes ne font plus leur office.

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Rappelons l'anecdote de la souricière datant du mois de juillet 2018. Selon Maître Marsigny son client serait resté étendu sur le sol pendant 2 heures sans recevoir d'assistance. Ainsi Tariq Ramadan n'avait plus aucune force pour se hisser avec ses bras et se mettre en position assise alors comment faisait-il pour conduire un fauteuil roulant avec ses mains ou pour s'appuyer sur un déambulateur à la seule force de ses bras ? Est-il atteint de sclérose en plaques ou de myopathie ?

  

Enfin il paraît que Tariq Ramadan ne pouvait pas se concentrer plus de 20 minutes pourtant il s'est confronté quasiment 10 heures avec Christelle, la seconde plaignante, lors de l'audience du 18 septembre 2018.

 

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L'impartialité de la justice française via Tariq Ramadan

 

En matière de détention provisoire ils étaient 39.300 détenus concernés en 2016, Tariq Ramadan n'est donc pas une anomalie du système, le code de procédure pénal prévoit :

 

 

 

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En matière de liberté provisoire ou mise en liberté, le code de procédure pénal prévoit :

 

 

 

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En matière de viol, le code pénal le définit comme suit :

 

 

 

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Selon les différentes versions des plaignantes, Tariq Ramadan les a contraintes, menacées et violentées, nous avons donc ici 3 des 4 critères énoncés par le code pénal pour sanctionner un viol.

 

 

 

Propagande de la dernière heure

 

J'ai déjà évoqué à de multiples reprises le réseau Ramadan/Bauer-Motti via la psychologue ou bien le blogueur Marianne France sur Mediapart.

   

Voici les deux derniers chefs d'oeuvre :

 

Aujourd'hui, j'accuse ! Publié le 27 septembre 2018 par Nousseyba Mohamed.

 

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Nouvelles expertises : la version de Christelle s’effondre. Pourtant Tariq Ramadan reste en prison, publié le 30 septembre 2018 par Kevin Allagapen. L'image ci-dessous apporte quelques modestes correctifs à cet article maladroit et inexact.

 

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En conclusion, comment une personne dotée d'un minimum de réflexion et d'objectivité, peut-elle titrer « La version de Christelle s'effondre » alors qu'une énième demande de mise en liberté vient tout juste d'être refusée au présumé violeur ? Le juge a décidé de maintenir Tariq Ramadan en prison car il a menti de manière éhontée sur la teneur de sa relation avec la seconde plaignante. Rien de physique, que du virtuel, or relation sexuelle il y a eu. Ceci sur la base d'éléments factuels graves et circonstanciés concernant la plaignante. Alors comment la version de Christelle peut-elle s'effondrer ? Et comment de telles personnes peuvent-elles autant abuser de leur droit à la liberté d'expression en propageant une telle propagande ? Ces gens attisent la division, la haine, la rancœur et la confusion, ces individus doivent être sévèrement sanctionnés car ils agissent avec lucidité et avec une réelle volonté de nuire aux plaignantes.

 

Frank D.

 

1Mediapart : Tariq Ramadan, l’homme aux «mille discours» (2/5), Mathieu Magnaudeix, 20 avril 2016.

  

2Le Monde : Atteint de sclérose en plaques, Tariq Ramadan peut être soigné en prison, 19 avril 2018.

 

3Legifrance : Article 720-1-1 du code de procédure pénale.

 

 

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