Extrait de DOUGE MASTER : LA DÉSTABILISATION À PROFIT

Les odeurs de guerre ressurgissent. Le capitalisme se déchaîne par la folie de certains hommes, qui non plus le sens de la vie sur terre. L’Australie brûle toujours, United States of America va faire marcher son industrie militaire, la réforme des retraites…, alors je vous invite à lire cet extrait de mon livre au doux son de Capitaine America par Harry Jackman pour vous parler de la guerre.

Nous étions persuadés que les guerres et les souffrances de nombreux peuples auraient eu pour impulsion de confectionner la paix entre les mortels, entre les nations, entre ceux qui croient en un Dieu. Les malades sanguinaires comprendraient que leurs conduites, leurs décisions et les conséquences de celles-ci ne pourront rester impunies face à la justice. Rien que sur les 150 dernières années, la folie s’est manifestée par des massacres et génocides, humains, animales, sociaux, psychologiques et écologiques. Mais ils n’étaient pas suffisamment barbares pour que certains, noyés dans l’ultraconnectivité marketing, les identifient autrement que comme des récits en 140 caractères. Pendant ce temps-là, la corruption de toute sorte nécrose notre environnement. Nous nous satisfaisons de montrer du doigt les personnes engagées la main dans le sac. Mais afin qu’il y ait corruption, la recette précise qu’il doit y avoir des gens qui ambitionnent à corrompre et bien communément à des fins de convenance financière, de pouvoir ou d’influence.

Les soldats ont été utilisés comme recours pour des intérêts, certains continuant naïvement, en dépit des faits, à s’auto-convaincre qu’ils préservent valeurs et paix pour un pays et un continent, lorsqu’ils sont missionnés sur certaines opérations. Tandis qu’ils sont vulgairement considérés, par ceux qui tirent les ficelles pour manœuvrer les politiques qui déclenchent des ordres, comme des facilitateurs de contrats commerciaux ; comme le meilleur stratagème pour qu’un égo surdimensionné puisse laisser son empreinte dans la mémoire collective ; parfois comme des dispositifs de bâillonnement d’orifice buccal ; le tout sous faux semblant médiatico-humanitaire. Pendant ce temps-là, les recherches scientifiques ou la retroingénieurie sur des ingénieries dites « exotiques » sont mises en œuvre exclusivement pour l’industrie militaire et non au service des peuples, alors qu’elle constituerait une synergie civilisationnelle. De quelle façon certains États et leur religion du marché prolongeraient leur hégémonie si les novatrices technologies sont ouvertes à tous ? Mais qui achèterait leurs ors noirs et leurs brevets sur le vivant ?

La guerre a réformé sa physionomie, le sacrifice a toujours pareil effluve, sa méthodologie nous est érigée de force comme vitale et salutaire. Le patriotisme d’antan où les terriens étaient prêts à perpétrer l’offrande d’une âme est encore existant, pour ceux qui ont la boulimie des héros, pour perpétuer leur monstruosité. Celui qui subtilise sa place en guise de folie s’est baptisé l’économie, mais il peut tout aussi être cumulé au patriotisme d’antan. Les nouveaux pouvoirs débarquent, s’auto-convainquent en famille et la promeuvent à tort « droit de l’homme », car elle se commercialise mieux nommée comme tel. À l’inverse de nous, dans leurs bouches, les droits de l’homme crédibilisent médiatiquement l’argent des impôts pour confectionner des missiles à plusieurs millions d’euros et de dollars, qui serviront en conclusion leur globalisation financière et non l’intérêt de vivre en paix par l’harmonie des peuples. Aucune guerre moderne n’a bonifié notre monde avec des roquettes, des balles, et des massacres civils tweetés « dommage collatéraux ». Au regard de cette « solution », nous nous serions déjà tous pris une bombe atomique.

Cette actuelle « économie » et ceux qui s’en délectent, estime les propriétés de chaque territoire souverain de notre astre comme une carte bancaire à crédit illimité ; ayant pour plafond que lorsque celui-ci nous notifiera le « Game Over » et en attendant que le plus redoutable triomphe. Leur « économie » fait de nous, non plus des êtres humains de la planète bleue, mais des variables d’ajustement, consommateurs et non plus des citoyens, qui doivent obéir à ce que l’on nous vend. Puisque réfléchir n’est pas à leur mode, car nous ne raisonnerons jamais comme eux, donc nous raisonnons improprement, alors soumettons-nous encore ? Politiquement et médiatiquement, ce système d’exploitation binaire, ils nous l’infligent sans aucune envisageable lueur de substitution. Ce sera leur doctrine ou notre mort.

Les guerres entrent sur scène sous fond d’intelligence commerciale, un assaut qui peut être statué à dès fins de fragilisation de certaines parties de la sphère terrestre, pour en dégager une potentielle rente marchande. L’exploitation des richesses minières et forces humaines par temps de paix, c’est bien, mais que quand cela arrange le business des puissants. Alors au moment où il y a une résistance d’un pays à s’asservir à des appétits de profit, de quelle manière présenter le sang et les larmes sur le marché de la masse rendue malléable ? Comment façonner la bienveillance du monde d’en bas, pour que la bulle d’en haut obtienne un soutien qui privilégie leurs intérêts ? Pour cela, le déploiement du protocole marketing est propulsé en GO sur tous les médias en service économique. Les exigences du « toujours plus de productivisme » se transforme discrètement en politologie martiale pour le bienfait du PIB. Le paramètre messianique invoqué en religion depuis notre enfance, parce que consommer générerait le bonheur et conditionnerait toute insurrection à la faveur de l’article 35 qui serait à la défaveur de leur économie. Ultime identificateur qui ferait office d’une louable santé de la population et qui amènera le vote pour une réélection des fausses « alternatives », influencé par les 1000 personnes sondées juste après la déclaration d’hostilités. La déstabilisation à profit se déclenche, tous les moyens de communication asservis financièrement aux « personnes qui ont pris des risques » ont recourt au vocabulaire adéquat pour faire consentir un « conflit » et le légitimer. Les variables d’ajustement cautionnent ce qu’on leur tambourine en longueur d’édition d’exception sur les chaines en marche économique et transportées par les spécialistes de connivence. Nous nous subjuguons à la pensé administrée, car pourquoi vouloir raisonner puisque la TV le montre ? Une scène vaut n’importe quel livre, mais pas un Tweet ; puis les dirigeants sont là pour prendre des décisions pour mettre un terme à ces spectacles de sang et de larmes et non l’inverse, qui serait irrationnel. Divertissons-nous pour négliger et du peu que l’on soit rémunéré, dépensons, empruntons pour se procurer l’ultime bijou technologique perfectionnant notre existence, arboré dans la publicité assénée entre deux paysages de déflagration de l’autre côté du globe. Ce suprême produit, devenu besoin primaire, confectionné au moyen de ressources des sous-sols de ce qui reste de cette nation, pour lesquels nous avons vu les images d’atrocité ; des matières façonné par des pays qui n’ont plus que des cimetières usines en guise de grande industrie. Pas grave, on n’a plus de plage horaire de disponible pour faire œuvrer sa matière grise, acquiesçons. Et puis si nous raisonnons, nous ne consommerions plus les marchandises issues de ces guerres commerciales qui nous permettent d’oublier notre quotidien. Et puis nous battrions nous pour un Monde à la hauteur de notre siècle? Le système est comme ça, ce n’est pas notre petite personne qui le métamorphosera, alors obéissons-lui, encore, car j’ai peur de perdre le peu de temps et le confort qu’il m’octroie .
Certains prodigueront en s’étouffant dans leurs neurones, que ce ne sont que des réflexions caricaturales ou formées de théorie du complot. Que l’on n’est pas assez intelligent pour saisir, dans la mesure où nous n’arrivons pas à expliquer comme eux ! Que l’on se trompe puisque l’on ne pense pas comme eux ! Qu’ils savent, car ils connaissent des gens, parce qu’ils lisent, parce qu’ils ont accès aux médias d’information, parce qu’ils ont un cachet élevé du fait de leurs prises de risque qui approuvent leurs paroles, parce qu'ils ont tel diplôme et qu'ils ont fait telle école !
Je leur répondrais qu’il n’y a pas de simplicité ni de conspiration, que ça s’appelle juste du business, que c’est ça le monde qu’ils entretiennent. Qu’à la genèse de chaque nouveau conflit, il y a une arrière-boutique qui est en marche grâce à l’argent, l’influence, le pouvoir, et les accords commerciaux ! Que si la paix faisait réellement du bénéfice ils auraient un ministère de la paix !

Le terrorisme quant à lui, est un outil de la guerre. Celui-ci est coutumièrement subventionné par des régions ambitionnant de déstructurer des nations pour une phobie de leur mode de vie, mais également pour étendre leur pouvoir, leur inspiration, leur hégémonie monétaire. Leurs dirigeants présentent un double langage ajusté aux circonstances et aux « partenaires » se trouvant morfondus sur eux-mêmes face à la mondialisation et ses conséquences, mais partenaires ornés d’un sourire de joie pour l’attention que lui porte celui qui l’invite. Ils exhibent un paraître d’incompatibilité par des mots devant l’horreur, tout en apportant les accessoires logistiques à ceux qui tendraient vers un modèle commun de gouvernance religieuse fanatique et/ou d’économie fanatique. L’appareil extrémiste se diffuse sans complication par la simplicité des échanges d’information, des flux financiers, la propagande médiatique. Les discours d’apparence et les fonds de capitaux de ces investisseurs délaissent la présence d’esprit de ne pas quitter des yeux leurs combinaisons. Pendant ce moment-là, des individus de convenance et instables mentalement, font fonction d’armes d’assassinats de masse, s’auto-convainquant de se soumettre pour une cause juste tout en se cherchant une identité, mais qui ne servent que les intérêts de quelques personnes.

Leur mondialisation, pour ne pas faire mention de l’économie dictatoriale qui était dissimulée, était censée être destinée par les divers pouvoirs exécutifs comme l’organe qui allait permettre d’instaurer l’universalité des habitants de la sphère terrestre. Les barrières frontalières n’auraient plus de nécessité et disparaîtraient d’elles-même pour laisser place à l’interaction culturelle et artistique, à l’échange des technologies pour développer les nations, l’émergence de conditions sociales et écologiques à la hauteur de notre siècle. Elle a été promise comme tel, mais dans les faits elle a été faite pour ce qui pouvait être de plus destructeur pour notre planète et notre civilisation, car ils l’ont faite puis dirigée par et pour l’argent. La mondialisation aurait pu être le début d’une nouvelle ère, mais c’est ce qu’ils en ont fait qui a broyé ce rêve. Comme le Phœnix, nos rêves renaîtront de leurs cendres, soyez patient, ce n’est qu’une question de temps. Pendant ce temps, les flux financiers guident les guerres et la survie de chacun, elle pulvérise des pays entiers et en héroïse d’autres médiatiquement. À l’accoutumée, ceux qui déchiffrent cette rhétorique sont ceux qui endurent cette combinaison mortifère, agité au rang de Dieu. Ceux qui s’en délectent expliquent en cette divinité que des privilèges, ne subissant pas ou peu sa main, et ne contemplant que son regard de mâle Alpha pour espérer lui appartenir ou continuer à lui appartenir, ne prêtent pas d’importance sur qui elle est assise.

Là où précédemment les gouvernements ont déchaîné les canons, l’artiste influence une révolte face à des interventions controversées au détriment d’une harmonie universelle. De nos jours, l’empreinte du pacifisme par la création artistique s’est laissé séduire par la convoitise du gain. Pour exemple, un grand nombre de films et de musiques esthétisant l’économie fanatique et ses guerres ; cela en le louangeant dans ses paroles ou dans les scènes qui les popularisent, tout en prétextant un intellectualisme par un engagement politique d’un monde meilleur ou un second degré. La possession de biens exaltant, la facilité du plaisir par le bénéfice financier, le sadisme pour récolter du positif ; c’est dorénavant cela que l’on médiatise, abandonnant la jeunesse à supposer que c’est par ce chemin de vie qu’elle émergera de la « galère ». Acquiescez à cet ajustement et il y aura pour les plus forts l’encouragement par la reconnaissance, la richesse monétaire, la jouissance par la chair, le besoin matériel haut de gamme. Combien d’artistes ont livré les malheurs de leur existence et de leur quartier/campagne, révélant ce que la société leur inflige ? Considérablement, car ils sont beaucoup avec du talent qui ont su extérioriser par les mots justes, parfois sur des mélodies et sur des images, des réalités éprouvées par ceux que l’on ignore en dehors des temps électoraux. Notoriété bien accomplie, incroyablement trop finissent par se targuer d’excès dans leur « art », des profits que leur a accordés la majorité que l’on a fait taire, par l’énergie et les larmes de leur travail quotidien, pour acheter places CD DVD streaming goodies. Ces gens qu’ils négligent désormais et qui les ont pourtant fait sortir de ce qu’ils dénonçaient précédemment, les abandonnant avec leurs manifestes comme de l’histoire passée, préférant jouer le jeu de ce système qu’ils accusaient dans leur plus jeune âge.

Dénoncer ce que la politique et leur doctrine produisent par cette religion économique, et l’encourager une fois que l’on a croqué dans le gâteau. Probablement que cette effet schizophrénique adoptée à base de mémoire sélective et d’individualisme est peut-être la meilleure chance de ne pas revivre ce qu’ils ont éprouvé et évite de revenir à la case départ. Qui est le plus faible ? Celui qui s’est laissé aller à dévorer la part de dessert qu’on lui tend et la promouvoir en échange, ou celui qui dit « non merci » et choisit de continuer avec sa propre recette ? La guerre est donc également sociale, car pour faire cautionner les hostilités que crée cette « économie », il faut faire plébisciter à la foule la fièvre de ce système qu’elle institue et ces codes. Pour ceux qui doivent influencer la masse, c’est aussi faire croire à ceux-là un monde économique où ils pourront désirer jusqu’à leur mort de croquer à leur tour dans le gâteau. Mais l’expectative inculquée quand elle est excessive, démesurée, sans aboutissement possible, cela engendre conflits et frustrations au sein de la société, dans la tête et le cœur de ceux à qui l’on fait espérer, soit la majorité. Nous ne serons jamais tous des humoristes remplissant des zéniths, des acteurs super héros, des rappeurs à la violence faite de bénéfices et de rentes immobilières, des footballeurs pilotes de Lamborghini, des rentiers philanthropes, des stars de télé-réalité à obsolescence programmée, des stars du porno amateur, des héritiers sur papier glacé, des monarques élus par défaut, des énarques, des entrepreneurs à la prise de risque médiatique, des éditorialistes méssianiques, des blogueuses modes panneau publicitaire, des artistes sans arts.

Grâce à ce système, je suis le meilleur, par cela j’accepte d’être influencé et exploité. Par cette condition il m’est permis à mon tour d’influencer et d’exploiter ceux occupant une place inférieure dans la verticalité économico-sociale. En contrepartie, je pourrai être récompensé par ma part du gâteau. Cet idéalisme s’accompagne d’individualisme et non de collectif, en proposant une vision d’une société faite d’argent, de pouvoir, d’influence et de ressources illimitées pour le plus fort. Celui qui a envie d’être le plus fort pourra appartenir au groupe du mâle alpha qui dirigera les cerveaux rendus malléables, arrêtera de le subir et qui de ce fait pourra en profiter, et ce qu’elle que soit sa position dans leur société. Le tout, que ce soit pour ceux qui souhaitent avoir leur promotion, être cadres, être bien vue par sa hiérarchie, ou bien même ceux qui veulent être médiatisés, avoir de l’influence, ou avoir du pouvoir et de l’argent : être le plus fort.

Il ne peut y avoir de mondialisation prospère avec ce système économique, qui a pour mécanique de fonctionnement la fièvre de l’accumulation d’argent. Pour qu’il y ait profit, il faut des foules qui perdent et qui soient condamnées à la mort ; l’accumulation de profit s’oppose à des règles de partage ; la régularisation par le marché se fait par les marchands devenus marionnettistes. La convergence de ces trois spécificités engrange les guerres, détruit notre écosystème et ne peut donc générer la paix. Le tout guidé par des egos envahis de cupidité, d’avidité, de vice, qui ne seront jamais rassasiés et qui sont les vertus de ces illogiques lois naturelles qui domestiquent l’humanité. Pour eux et par eux, se fier au savoir et à la culture est estimé comme lucratif, raisonnant par égaux comme des rois hybrides d’Égypte, que leurs richesses monétaires leurs permettront de peser sur la balance juste après leur dernier souffle. Délaissant sa soudaine peine et remords comme contagieuse pauvreté des mortels.

Finalement, émanant de la bouche de ceux en recherche de profit économique, la libre circulation des biens et des humains était interprétable différemment  : les humains sont des biens, chacun possède dorénavant son étiquette et doit acquiescer aux protocoles du commerce. Le remplacement du productivisme ne peut aspirer à être semé, puisque ceux qui supervisent la parole ne veulent pas que le cadre imposé s’extirpe de cet agencement qui est pour leurs fonctionnalités. Les penseurs ayant volonté de s’ingénier à d’innovantes conceptions pour corriger notre civilisation, sont séquestrés médiatiquement dans le mutisme et la pénombre, accusés par certains de haute trahison au monde contemporain par dénonciation calomnieuse des pires atrocités que des sanguinaires ont commises. Ils se laissent persuader que leur idée est utopique tandis qu’elle contribue au commencement d’un Monde. Dans un même temps, les experts de connivence s’éterniseront à vous faire gober que l’« économie » actuelle ne tourne pas comme désirée et qu’il faut la reconstituer, toujours et encore, pareillement et d’ordinaire, également à l’accoutumée; pendant ce moment-là l’horloge continue encore de tourner et rien ne change. Mais on ne peut réinventer l’irréformable, car c’est une « économie » en marche avec une seule norme, celle du plus fort. C’est un fait et ceux qui disent le contraire ne comprendront cette règle que lorsque ce sera le moment pour eux de l’endurer, en attendant ils suivent la meute, préférant lui appartenir que la combattre, préférant ou espérant en profiter.

La guerre est bien souvent déclenchée par cette « économie », les images d’atrocité diffusées en boucle sont les conséquences des combats, qui sont trop souvent les retombées de cette bagarre aux contrats d’affaires, pour les richesses des sous-sols. La meilleure arme, celle la plus redoutable c’est la diplomatie, pour peu qu’elle soit mise en œuvre avec clairvoyance. Elle est désormais faite par de spécialistes économiques ou plus communément « commerciaux du secteur privé » qui provoquent puis négocient les accords marchands pour le présent et l’après destruction. Ceux qui ne voient l’existence humaine que par l’économie, sous faux-semblant de droit de l’homme, considéreront qu’une « bonne guerre » relancera l’économie ; que ce sera mieux pour contrôler la masse, puisque plus restreinte ; que ça fera moins de retraites à payer ; que la population diminuera et qu’il y en aura plus pour ceux qui survivent. Ceux qui pensent un peu trop fort diront que 500 000 enfants massacrés est un prix qui en vaut le coup. Voilà ce que l’on peut comprendre et entendre des matières grises formatées à coût de variable monétaire et du mépris de la vie. Voilà ce que certains peuvent entendre de la part d’un collègue de travail ou de sa hiérarchie, d’un ami, de tonton et tati, de papi et mamie, du cousin ; ce que l’on peut entendre du monde se laissant séduire par le récit qu’on leur fait au creux de l’oreille. Le tout raconté par de simples gens qui ne subissent pas la guerre, mais qui la commentent de façon à ne pas froisser actionnaires et dirigeants de grande industrie qui les payent et ne pas perdre leur activité médiatique.

À l’instant où un rassemblement de personnes s’auto-organisera pour nous défendre, non pas avec des agitateurs, mais avec des édificateurs, pour livrer le combat avec la guerre économico-sociale en soulevant d’innovantes fondations réunificatrices, les forces de frappe économiques convoyées de sa propagande seront déjà en joug parées au pilonnage. Des armes financières ou financées prêtent à spéculer et à nous influencer, dans l’intention de nous catalyser dans l’acceptation d’une liberté qu’ils jugent funeste et effectuant dans l’instant la répression ultime par les marchés. Enterrant toute indépendance de s’autoriser d’émerger de cette structure létale ; renonçant l’occasion d’une connexion entre un nouveau schéma et la civilisation; nous confinant sur le même cheminement dicté, qui tuent les êtres vivants et son écosystème ; mais laissant la simplicité de finir par plébisciter leur doctrine.

L’énergie collective est une ressource féconde, à l’inverse de leurs richesses monétaires. Il parait que les vainqueurs l’écrivent et que les vaincus racontent l’histoire. Maintenant, assumons-nous vaincus pour devenir vainqueurs, composons notre future histoire pour la chanter, chacun dans son coin pour l’amorcer et tous en chœur pour la convergence. L’abandon de leurs folies d’une soi- disant démocratie par la finance est décisive, car mortifère par la guerre aux contrats et par l’influence sociale qui la font accepter. Elle ne doit pas se faire par le sang, mais doit se faire par l’art et l’éducation qui doit se muter en protestation ; quand bien même celle-ci paraît moins redoutable d’apparence qu’une bombe de classe EMP ; ou qu’un éditorial au service du mâle alpha ; qu’une loi décrétée à nous, variable d’ajustement, faite directement par ceux en aspiration de maîtrise de la « masse » ; que des images louangeant la richesse pécuniaire et sa bulle ; qu’une publicité nous prescrivant les codes économiques et son univers. L’art sera capable de masser davantage d’humains nuit et jour à chaque coin de rue en face d’institutions qui ne représentent qu’eux-mêmes, institutions où la corruption morale est légitimée, pour le devenir de la nouvelle justice. L’art peut être plus fort que leurs informations guerrières diffusées sur une seule et même chaîne de télévision, sur un seul et même journal, et qu’une seule et même radio, le tout en service économique.

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