Gabon : L'ennemi de l'africain est l'africain lui même

la souveraineté appartient au peuple et chaque citoyen en détient une part : "le souverain n'est formé que des particuliers qui le composent", elle est la "totalité concrète des individus". - Jean-Jacques Rousseau

Le malheur de l'Afrique vient avant tout de l'africain lui-même. Le jour où les africains voudront "rentrer" dans l'histoire des nations, n'est pas proche.

Quand on demande à un peuple de se lever comme un seul homme, de se battre pour sa liberté, mais que ce peuple préfère fixer le sol ou regarder dans le vide, on ne peut le considérer comme un peuple souverain.

Avec de telles attitudes, dans 100 ans, le peuple africain aura disparu, tel est d’ailleurs le projet du nouvel ordre mondial. Un peuple qui ne sait pas mener la lutte dans son propre territoire, comment pourrait-il affronter l’ennemi qui vient de l’extérieur. A l’image de ce qui se passe aujourd’hui et de ce qui s’est passé hier au temps de l’esclavage, les africains vendront leurs congénères pour une petite place dans la navette, ils n’auront hélas pas compris qu’aucune place ne leur était réservé dans ce nouveau monde qui se veut blanc aucune tare ni ambiguïté raciale.

Lorsqu’un peuple ne s’insurge pas face à l’injuste, et qu’il se contente d’un rien pour survivre, ce peuple est coupable de son sort.

Les Occidentaux sont responsables du maintien des dictateurs, cependant, ils ne sont pas les seuls, et de loin…

Nous sommes à l’origine de nos maux. Nous avons détruit nos pays, et nous bradons les nombreuses richesses de notre continent. L’Occident quant à lui ne fait qu’en profiter. Par exemple :

– Quand nos dirigeants détournent les deniers publics jusqu’à vider les caisses de l’État, est-ce sur ordre des Occidentaux ?

– Quand les agents et fonctionnaires dans nos pays sont impayés depuis plusieurs mois, dites- moi si ce sont les Occidentaux qui ont dit à nos dirigeants de ne pas les payer?

– Quand nos routes sont en si mauvais état depuis les indépendances, quand les murs de nos hôpitaux n’ont jamais été repeints  et que dans ces hôpitaux on ne trouve même pas une seringue, c’est toujours les Occidentaux ?

Pouvez-vous nous dire si ce sont les Occidentaux qui interdisent l’eau potable et le courant à la population.

Non et non. Les Occidentaux pillent nos richesses parce que nous les laissons faire. Les Occidentaux maintiennent les dictateurs parce que nous ne sommes pas capables de nous lever et nous battre.

Où est la majorité qui voté le 27 août pour Jean Ping ? Aujourd’hui, cette majorité est réduite, parce que la culture du bien public n’est pas encrée dans nos mœurs, on pense d’abord à sa petite personne et, le reste, on s’en fiche, dès lors où on a l’argent, le pays peut s’écrouler…

Toucher l’argent d’un dictateur revient à vendre son âme au diable, ça ne dure pas et, on est toujours en situation de mendiant, jusqu’au jour où, on ne touche plus rien… L’argent mal acquis fond comme neige au soleil…

Libérer son pays, c’est construire l’avenir dans la durée, non seulement pour soit même, mais aussi pour les générations futures.

L’africain ne se positionne pas dans le futur, il vit au jour le jour, il rêve et bave sur la réussite des autres.

Les européens, les asiatiques, les juifs, les américains ont le goût du travail, le sens du collectif, l’intérêt du futur… Par contre, malgré quelques intellectuels qui ont tenté et tentent encore de se démarquer, le peuple africain n’a finalement que la danse et la distraction dans le sang, et, cette posture est plus criante au Gabon. Là où les nigériens, sénégalais, ivoiriens font tout pour s’en sortir, se relever et démontrer qu’ils sont aussi capables de créer… le gabonais est assis sur une banquise de pétrole, et contemple les paquebots chargés de la richesse de notre sol partir vers l’occident pour le bien des occidentaux.

 

Pendant ce temps, nos enfants ne vont pas à l’école, nos sœurs accouchent à même le sol, il n’y a toujours pas d’eau potable généralisée dans les maisons et l’électricité devient un jeu de poker.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.