L’apocalyptique « économie de l’offre »

 

C’est parce que George W. Bush a voulu nous faire croire qu’en diminuant les impôts sur les entreprises (taxe professionnelle ou sur les sociétés), en leur accordant des subventions, c'est-à-dire en en stimulant l’ « offre » de biens et de services, cela contribuerait au bien-être des travailleurs et de la société toute entière (trickle down economics: l'Amérique d'en haut en répercute les effets jusqu'à l'ouvrier d'en bas), que

 

nous en sommes là :

(du jamais vu depuis 1939)

 

3,6 millions d’emplois détruits dans les treize derniers mois,

récession 1990 (bleu), récession 2001 (rouge), vous êtes ici, 2008-?

United States Department of Labor, vendredi 6 février 2009

 

L’économie de l’offre est une arnaque de plus, n'en doutez pas. En revanche, ne croyez pas Christine Lagarde quand elle prétend «que les mesures que nous avons mises en place pour stimuler la concurrence, pour stimuler l'investissement, pour améliorer la compétitivité des entreprises (...) devraient nous préserver d'une annus horribilis». Offusquez-vous de l’entendre dire à une RMIste : « Nous sommes sur le même bateau ». Et rappelez-vous qu’elle a eu le culot de dire « la crise financière ne semblent pas avoir d'effet sur l'économie réelle américaine. Il n'y a pas de raisons de penser qu'on aura un effet sur l'économie réelle française».

 

Jusqu'où faudra-t-il sombrer avant que le gouvernement français s’aligne sur le plan de relance américain de la « demande », qui sera dévoilé mardi 10 février. Pourrait-il entendre le même Barack Obama qui s'apprête à donner de l’argent à dépenser au consommateur américain ( qui génére 70% de la croissance américaine) quand il déclare le 5 février 2009: « Ca m’est égal que vous conduisiez une voiture hybride ou un 4X4 ; au bord d’un précipice il faut changer de direction ».

 

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