Les vestiges coloniaux font-ils partie de notre mémoire ?

Soixante ans après les indépendances, la colonisation est redevenue un objet de controverses publiques. Aussi est-il impérieux d’inventorier les continuités entre le passé colonial et le présent. Faudrait-il faire table rase de ce passé ? Faudrait-il se débarrasser des sites hérités de la période coloniale, débaptiser les rues et les édifices autrefois érigés par les colonisateurs ?

Docteur en sciences politique, diplômée de l’université de Berkeley en Californie, Françoise Vergès est spécialiste des problématiques décoloniales. Elle a été titulaire de la chaire « Global South(s) » à la Maison des Sciences de l’Homme et présidente du Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage.

Elle a publié de nombreux articles et ouvrages sur les mémoires de l’esclavage, le racisme et le féminisme décolonial parmi lesquels Un féminisme décolonial, (La fabrique éditions, 2019), Le Ventre des femmes : capitalisme, racialisation, féminisme (Albin Michel, 2017), L’Homme prédateur. Ce que nous enseigne l’esclavage sur notre temps (Albin Michel, 2011) et l’ouvrage collectif Ruptures postcoloniales (La Découverte, 2010). Elle est membre fondatrice et présidente de l’association Décoloniser les arts qui lutte contre les discriminations dans les arts vis-à-vis des populations minorées et postcoloniales.

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