LIFE ONG ou les actions pour un monde meilleur

Depuis quelques temps déjà, une question semble omniprésente. Je parle de notre monde, ou plutôt de la manière dont il va transiter en ce siècle. C’est drôle, vous ne trouvez pas, de sentir qu’on est proche d’un tournant, sans trop savoir ce qui se trouve derrière… Ou même comment l’aborder. Oui, une certitude : l’humanité semble face à un défi, ou plutôt DES défis de taille...

J’ai lu, il y a de cela quelques semaines, un livre exceptionnel, dans la perspective qu’il m’apporterait des réponses à ces présentes questions, ou du moins, qu’il me donnerait les clés de lecture de ce monde si complexe que nous expérimentons. Je fais référence (et toi lecteur, tu l’as peut-être deviné) aux 21 leçons pour le 21ème siècle de l’épatant Yuval Noah Harari. Je me devais de lui faire référence, tant ses pensées m’ont inspiré, et donné envie de consacrer mes articles aux grandes causes de notre temps. Rentrons donc dans le vif du sujet, et prenons ensemble aujourd’hui quelques minutes pour faire un état des lieux sur 3 grands combats titanesques : la bataille contre la faim, l’accès à l’eau et la déforestation.

 

Des constats inhérents à ces trois fléaux, une nécessité de passer à l’action. C’est la raison pour laquelle j’ai croisé mon article avec les réponses pragmatiques d’un acteur caritatif, qui a retenu mon attention : LIFE ONG. En quelques mots, cette association française a distribué plus de 10 millions de repas et a exécuté près de 1000 projets à travers le globe. Des projets visant à pousser le monopole de l’accès à l’eau et à l’alimentaire hors de l’inaction stérile.

Lutter contre la faim structurelle et conjoncturelle

  • Le saviez-vous ? Un enfant de moins de 5 ans meurt de faim toutes les 11 secondes selon les chiffres de WFP (World Food Programme, l’organisme de l’ONU).

Le constat…

Selon les derniers chiffres de l’Organisation des Nations Unies, 821 millions d’individus souffrent de leur alimentation dans le monde. Un enjeu colossal pour Qu Dongyu, élu nouveau directeur de la FAO cette semaine.

 

L’Afrique demeure en 2019 le continent le plus touché par la faim structurelle et conjoncturelle. Éclaircissons d’abord ces deux notions. On parle de faim structurelle quand l’organisation étatique en vigueur est obsolète dans le sens où elle ne permet pas à ses communautés de subvenir à leurs besoins. Elle émane donc des causes économiques, sociales et politiques. La faim conjoncturelle, plus rare, intervient temporellement (à priori…) lors de catastrophes naturelles. Les pays les plus touchés sont le Yémen, le Soudan du Sud, le Nigéria et la Somalie. Oui, dans les hôpitaux au Yémen, l’inanition mine les petits corps.

À monde moderne ses progrès, pourrait-on penser un peu naïvement. Et pourtant… L’insécurité alimentaire internationale s’aggrave depuis 2015. La situation est d’autant plus désastreuse que nous devrions être 9,7 milliards à l’horizon 2050.

… les actions de LIFE

  1. Répondre à la famine par l’action immédiate (en distribuant des dons alimentaires). C’est une aide à court terme. Elle intervient notamment après des catastrophes naturelles ou lors de crises politiques et sociales. Elle est indissociable des dons et de la prise en charge institutionnelle et associative.
  2. Répondre à la famine par l’action sur le long terme. Dès lors que la situation alimentaire d’une population entre dans une phase moins critique, il faut penser avenir et développement. Par exemple, les petits périmètres maraîchers pourraient permettre aux populations d’engager un cercle vertueux en termes d’alimentation, de santé, et de développement économique.

Apporter l’eau, cette source d’avenir

  • Le saviez-vous ? Plus de deux milliards de personnes n’auraient pas accès à l’eau potable en 2019 (source : dernier Rapport Mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau).

Le constat…

L’accès à l’eau est un droit fondamental encore en marge d’être garanti à travers le monde. La planète est effectivement loin d’être bleue pour chacun d’entre nous. Si les ressources en eau sont en théorie globalement suffisantes pour répondre à la demande mondiale, les structures d’assainissement sont inaccessibles pour certaines populations des PMA.

Rappelons qu’une qualité d’eau médiocre est responsable de maladies hydriques. La liste noire est longue : le choléra, la typhoïde, la polio, la méningite, l’hépatite A et E, la diarrhée. Ajoutons également les maladies infectieuses liées à la prolifération des moustiques comme le paludisme, la schistosomiase, la dengue. Les personnes les plus touchées sont les enfants, les femmes et les personnes âgées.

L’eau est intrinsèquement liée au développement des populations. Sans eau, il est impossible de se rendre à l’école, il est impossible d’assurer l’hygiène, il est impossible de produire… Sans eau, il est impossible d’envisager l’avenir.

… les actions de LIFE ONG

  1. Construire des structures d’assainissements : le forage de puits améliorés et l’installation de sanitaires écologiques engagent les territoires dans une dynamique vertueuse. Par surcroît, ces projets de micro-développement stimule le taux de scolarisation.
  2. Suivi de la situation sanitaire, sensibilisation et intégration : les villageois sont intégrés au projet et des « agents de santé » sont formés.

Replanter des arbres, ces souffles de vie

  • Le saviez-vous ? Entre 13 et 15 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année sur le Globe (source : Planetoscope). Cela représente la superficie de la Belgique.

Le constat…

Face à une demande internationale grandissante en produits manufacturés issus du bois (combustibles, papier, produits alimentaires…) on peut faire un constat : le processus d’exploitation des terres agricoles mène aujourd’hui à une disparition massive des forêts mondiales. L’Afrique et l’Amérique du Sud sont les territoires les plus touchés par la déforestation. La faute à qui, à quoi ? L’agriculture intensive (défrichement des sols) et l’élevage seraient responsables de la perte de 80% de nos forêts tandis que la construction et l’urbanisation seraient à l’origine des 20% restants.

En seconde analyse, on peut dire que l’exploitation des forêts entraîne des disparités écologiques et sociales considérables. Des inégalités d’échelles perceptibles au regard de la récente reforestation des pays riches comme la France, l’Angleterre ou la Norvège (+ de 10% de gain en forêts) alors que le schéma inverse se produit en Indonésie, au Nigéria, au Togo, ou encore en Indonésie. En outre, les dérives inhérentes au marché global se manifestent également au sein de l’activité forestière commerciale. À cet égard, la coupe illégale mondiale est estimée à plus de 30 milliards de dollars. Selon Interpol, le marché total représenterait entre 51 et 152 milliards… Des incidences pécuniaires difficilement évaluables donc, mais des incidences environnementales elles, bien palpables pour les communautés locales privées de cette ressource essentielle.  

… l’avis et l’action de LIFE ONG.

  1. Replanter des arbres en Indonésie, dévastée par la déforestation
  2. Protéger la faune et la flore 
  3. Contribuer au développement économique des communautés (agroforesterie notamment)

 

Avec le projet SAPOUSSE, c’est simple : 2 euros donnés et l’Indonésie voit naître un arbre.

D’ailleurs, LIFE ONG nous le précise bien :

« Le but de cette reforestation est de participer à la lutte contre le réchauffement climatique en réduisant les risques naturels et en protégeant le littoral. L’objectif à long terme est de préserver la biodiversité de cet écosystème essentiel à la survie économique des populations locales ».

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