Marc Arthur Kohn

Marc-Arthur Kohn est commissaire-priseur à Paris

Paris - France

Sa biographie
Marc-Arthur Kohn est commissaire-priseur depuis 1974. Sorti major de l'Ecole du Louvre, il a consacré sa thèse de doctorat à la méconnue Ecole de Lyon. Parmi les commissaires-priseurs encore indépendants en France, il s'en démarque un. C’est Marc-Arthur Kohn. Ce commissaire-priseur revient à Paris où il est né en 1989. Sa galerie d’art dans l’avenue Matignon, au cœur du Triangle d’Or parisien, est une perle qu’il faut absolument voir si l’on passe dans la capitale française. Mais que sait-on exactement de ce commissaire-priseur parisien ? Quel est son parcours ? Comment est-il devenu un commissaire-priseur apprécié des connaisseurs ? Pour le savoir, un focus sur sa vie s’impose, de son passage à l’armée jusqu’à sa consécration au poste de commissaire-priseur à Paris. Sa passion pour l’art Né en 24 mai 1946 à Paris, ce commissaire-priseur s'est toujours targué d'être "né dans l’art ». En effet, sa passion de l’art est due au fait qu’il a baigné dans l’univers artistique depuis sa tendre enfance. C’est grâce à ses parents, eux-mêmes passionnés d’art, que M. Kohn est devenu un expert très tôt. Le travail de sa mère, une marchande d'art originaire de Turin en Italie, a grandement participé à son goût puis son expertise dans l'art. Sa mère s’est surtout illustrée comme une spécialiste des objets d’art moderne. Cette dernière lui a donc compté l’histoire de grandes œuvres qui a animé son amour de l’art et qui ne le quittera plus jamais. Parmi les œuvres qui l’ont initié à l’art, il y a le « Saint Jérôme écrivant » peint par Caravage, la « Condamnation de saint Denis » peint par Carle Vanloo ou « La fusillade de Moncloa » peint par de Francisco de Goya y Lucientes. Son passage à l’école du Louvre Après avoir passé ses études secondaires au lycée Jean-Baptiste Say, dans le XVIe arrondissement de la capitale, le commissaire-priseur M. Kohn décide de suivre un cursus en art en s’inscrivant à l’École du Louvre. Il s’agit de la plus prestigieuse école en art en France. Celle qui a permis de former de grands conservateurs de musée, d’historiens de l’art et des spécialistes en patrimoine culturel. Il s’est surtout concentré sur l’étude de la muséologie, de 1964 à 1967. Après, il s’est attelé à l’écriture de sa thèse de 1968 à 1973. Il a été sous la supervision de Michel Lacotte, ancien directeur du Musée du Louvre, et Maurice Serullaz, ancien inspecteur général des musées. Ces derniers ont grandement aidé M.Khon dans les recherches qui ont conduit à l’écriture de la thèse intitulée : « Essai d’un catalogue raisonné ». La thèse s’est concentrée sur les peintres lyonnais du XIXe siècle. Malheureusement, une réécriture s’imposait, car la thèse s’est reposée sur de fausses bases. Les descriptions des dessins de sa thèse sont en réalité fausses. Au final, il a réussi à rectifier sa thèse. Son passage à l’armée S’il était bien parti pour avoir un cursus académique sans tache, la situation à l’époque a fait barrière. Il faut savoir qu’avant le 28 mai 1996, le service militaire était obligatoire pour tous les Français en âge. En outre, l’altercation qu’il y a eu entre Edgar Faure et André Malraux a causé la suppression du sursis accordé aux étudiants en Histoire de l’art. Face à cette situation, le futur commissaire-priseur parisien était dans l’obligation de suivre une préparation militaire supérieure en 1967. Il a passé brillamment cette période de sa vie puisqu’il s’est illustré en gagnant à deux reprises le record de France dans la catégorie « parcours du combattant ». Une fois sa préparation militaire supérieure terminée, le Général-Commandant du Fort de Vincennes lui demande de donner des cours à propos du développement de l’armement au cours du Magdalénien - la dernière étape du Paléolithique supérieur européen. Après avoir collaboré pendant quelque temps avec les services des Affaires étrangères, on le rapatrie. Il poursuit enfin son cursus académique en passant ses examens du Louvre qu’il réussit avec brio en devenant major de sa promo. Son ascension au poste de commissaire-priseur Au départ, M.Kohn s’était destiné à devenir conservateur de musée. Mais il renonce à cette voie quand un commissaire-priseur lui propose un travail. Pendant plusieurs mois, il a étudié des peintres à Lyon et a commencé à se faire un nom dans le milieu. Il devient administrateur d’une étude à Bourg-en-Bresse et poursuit comme administrateur provisoire de l’étude de commissaire-priseur du département de l’Ain. En remportant un concours national, il devient enfin administrateur à partir de 1974. Durant ses 42 ans d’activités comme commissaire-priseur, il a participé à plusieurs événements sur la scène mondiale comme les salons de Bâle et de Maastricht. Il a permis la vente de plusieurs œuvres d’art comme la « Ronde des fillettes » de Pablo Picasso et les Nombreuses vues de Collioure. Son expertise lui a valu de nombreuses gratifications ainsi que l’intégration de plusieurs comités d’envergure internationale. On a aussi sollicité sa présence pour remettre des prix aux meilleurs artisans experts en art. Son évolution comme commissaire-priseur Durant sa carrière, le commissaire-priseur Marc-Arthur Kohn s’est confronté à de nombreux changements dans le domaine de l’art ; à savoir les nouveaux acteurs, le développement de firmes et les innovations technologiques. Comme sa mère, M. Kohn s’est spécialisé dans la vente d’œuvres d’art moderne. Il s’est surtout évertué à défendre le « savoir-faire français ». Pour cela, il a collaboré à plusieurs reprises avec Les Grands Ateliers de France. Au fil des années, il a changé de registre en s’intéressant à l’art contemporain. Comme pour la plupart des galléries, celle de M.Kohn est aussi présente en ligne. Son expertise a été sollicitée pour rédiger des catalogues qui ont été reconnus comme étant les plus beaux en Europe. Les thèmes qu’il aborde sont très variés, cela va de l’histoire des sculptures médiévales à l’archéologie méditerranéenne. Au même titre, les figures inspirantes de M. Kohn sont diverses. Il cite notamment le commissaire-priseur Étienne Ader, issu de sa génération. Il a réalisé des ventes prestigieuses sur le marché de l’art français dans des lieux incontournables. Il admire également le peintre Hasui Kawase et la beauté de ses estampes. On peut également citer Jésus Rafael Soto et sa poésie des volumes suspendus.
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