Nous savons tous où est Steve !

.. Alors un mois après sa disparition, cela commence à bien faire de voir en particulier les leaders de la gauche et leurs formations (dernière en date, Génération.s, à laquelle j'appartiens..encore) clamer "Où est Steve ?"...

.. apparemment à l'unisson de ces milliers et milliers d'entre nous qui le crions, le taggons depuis des semaines.. mais dans le vide de réactions à la hauteur de leurs responsabilités et de leurs moyens de la part des dirigeants de cette gauche politique et syndicale.

Au mieux il a fallu nous contenter d'effets de tribune à l'Assemblée Nationale, mais JAMAIS, jamais encore ils n'ont appelé, à défaut de résultats encore à ce jour de pseudo-recherches et enquêtes, à nous rassembler, à manifester au Ministère de l'Intérieur pour exiger dans la rue et dans l'unité, toute la lumière sur cette affaire et la démission, enfin, de Castaner, après les multiples motifs qu'il a déjà donnés de la réclamer depuis Novembre dernier : à commencer par ces centaines de plaintes instruites ou "d'informations judiciaires" ouvertes et restant à cette heure sans suites, mettant en cause l'action des forces de l'ordre depuis 8 mois dans tout le pays et alors que l'IGPN qui dépend de son ministère leur a pour sa part déjà donné quitus, et qu'il vient lui-même, comme on sait, de décerner des distinctions à plusieurs parmi les plus connus des responsables opérationnels ou des hommes du rang mis en cause dans ces violences policières.. qu'il nie, qui plus est, avec le chef de l'État.

Tous faits qui à eux seuls, et bien avant donc la disparition de Steve, auraient déjà dû normalement appeler l'ensemble des organisations démocratiques à engager la mobilisation des français pour la défense de nos libertés gravement mises en cause dans l'immédiat et a minima, donc, pour la démission du ministre de l'intérieur : Mais RIEN, rien sauf des mots au mieux et dans le désordre de leurs divisions, alors que de partout montait l'exigence d'en finir tout de suite avec cette répression et ses responsables.    

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