L'estampille CGT : un label rouge de qualité

Contrairement aux idées reçues ou bricolées, la CGT porte l'efficience sociétale de demain, et ce depuis sa naissance à Limoges ! La preuve avec le portrait de ces syndicalistes authentiques !

Mais commençons par mettre les choses aux poings afin de se prémunir contre les langues fourchues et venimeuses des vipères habituelles. Elles ne sont bonnes qu’à raconter des sornettes qui sifflent sur leurs têtes, à propos de la CGT. Grassement payées, ces lubriques de la dithyrambe courbent leur échine servile aux pieds de leurs maîtres. 

Alors pour lire ce billet, il faut juste tomber les préjugés habituels que chacun engrange à force de gober ce babil haineux de classe  !

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Tout d’abord, il faut savoir que les capitalistes, les militaires et la police, ces bons soldats de la garde prétorienne, les politiques et leurs armées de courtisans ne nous ont jamais fait de cadeaux !

Pour rappel, les lois scélérates (1893-1894), le Carnet B, les taupes ou les mouches de Clemenceau, sans évoquer la loi Le Chapelier de juin 1791 de ces bourgeois dit révolutionnaires, je suis mort de rire en tapant ce dernier oxymore !

Il n'a jamais été simple dans cette France réactionnaire et bourgeoise d'appartenir à la CGT ! Et encore aujourd’hui, c’est le capitaliste, son serviteur le juge et son bras armé le policier ou le petit patron qui t’arrange le portrait ! Viennent ensuite les journaleux qui ajoutent la touche finale pour bien te défoncer ... 

Empêcheurs de faire du profit à tout va, tueurs d'emplois à cause des délocalisations, fauteurs de troubles à l'ordre public que n'ai entendu comme billevesées ?

Et comme on ne conditionne que des cerveaux asservis par une éducation aux ordres, une religion qui promet le bonheur après la mort, une patrie qui peut te faire mourir pour un drapeau quelle que soit la couleur, pas simple de se labelliser CGT ! 

Derrière cet oriflamme sans taches de sang, pas encore, se cache le politique qui a reçu une avance sur les futures ventes de canons et de fusils d'un des fleurons de notre industrie ! Le capitaliste sait combien son retour sur investissement va lui profiter, grâce à la mort de l'autre ! J'ai toujours été  impressionné de savoir que l'industrie de guerre allait encore améliorer notre balance des paiements ! Et que l'on puisse s'enrichir en tuant des gens ! 

Ah, suis-je innocent !, j'oubliais que les armes françaises ont ce pouvoir de ne pas tuer de civils ni d'enfants. Lorsque une bombe française repère une école, elle a cette faculté incroyable de se détourner et d'aller se faire exploser naturellement dans un désert proche ou une mer chaude ! 

J'exagère ? Et pourtant il y a monsieur important de la République française qui a tenu ce genre de propos à deux nuances près de langage le 19 mai 2019 !   

Mais laissons là ces oiseaux de malheur (pour faire un clin d'œil à Léo Ferré), ces voleurs de vie et de bonheur,  ces personnages faux dont on n’arrête pas de légender la façade minable à longueur de journal arrangé (cela dit, je n’écoute ni ne regarde la désinformation nationale car j’imagine à longueur d'ondes ce que pouvait bien vomir comme absurdités, Radio Vichy ou pire Radio-Paris lorsque les postes autorisés ou imposés s’allumaient !). 

Je tenais  à cette introduction musclée  car c'est une réponse légitime aux raffuts dangereux ou aux placages à retardement en position systématique de hors-jeu que le pouvoir nous assène lorsqu’on est un cégétiste enraciné !

Mais revenons au sujet qui nous occupe : l'histoire des gens de peu mais que je considère comme des gens de bien, des gens biens aussi, très biens même, car ils appartenaient ou appartiennent à cette nébuleuse de la décence commune définie par Georges Orwell mais avec un label CGT.

Comme trois d'entre eux sont aujourd'hui décédés, il était de mon devoir d'historien social de l'école reclusienne de vous en parler. Attention il ne s'agit pas de tomber dans le piège de l'héroïsation, juste d'évoquer la vie de gens authentiques que j’ai eus la chance de côtoyer !

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Cette galerie de portraits débute avec l’histoire de mes parents !

Mais comme je l’ai racontée en long, en large et en travers dans des livres ou dans des articles je ne vais pas m’étendre pour ne pas faire de " bordures" syndicales".  Je vais aller à l’essentiel qui est moins connu !

Mes parents avaient salement débuté dans la vie. L'enfance de mon père a été fracassée par les fascistes espagnols et ma mère est devenue chef de famille à 18 ans à la mort de son père, Paul Descoustey. Et c'est vraiment la CGT qui leur a permis de se réaliser !

Ma mère avait adhéré à la CGT en 1964, elle avait 21 ans. Mon père en 1968.  Ma mère qui venait de la JOC a gardé toute sa vie cette éducation syndicale liée au respect de la personne ! À l'inverse, elle était assez autoritaire. Et il fallait filer droit surtout si tu étais adhérent  à la CGT. C'est une des raisons qui lui ont valu le surnom dont je l’avais affublée  la : «Vieille Stal ». Cette appellation la scandalisait. Elle était offusquée d’avoir engendré un enfant aussi irrespectueux, à tel point qu’elle m'avait même dénoncé à ses copines ! Mais en tant que cégétiste, on ne pouvait pas la prendre en défaut. Que cela soit pour la défense de l'opprimé ou pour le bien-être des enfants d'ouvriers.  

Grâce à ses mandats syndicaux elle a participé à la création d'une crèche d'entreprise ce qui à l'époque était avant-gardiste et à la naissance du centre aéré de Saint-Vincent-de-Tyrosse avec l'aide des camarades Francas et des assistantes sociales locales !

Quant à mon père, c’est la CGT qui lui a permis de prendre une revanche sociale. Mais il a sacrément bossé pour atteindre ce niveau tout en restant un ouvrier qui travaillait sur une chaîne de production !

Un jour  où il avait une réunion au siège du CNPF (ancêtre du syndicat actuel des usurpateurs capitalistes) avenue Georges V à Paris, il m’avait demandé de venir le chercher à la sortie de ce temple ostentatoire de l’exploitation capitaliste. Bien sûr, il représentait la Fédération des Cuirs et Peaux de la CGT

À la sortie de la réunion, il avait mouché en direct un grand directeur d'une société Internationale mondialement connu pour bien me montrer qui il était ! Comme si j’avais pu avoir des doutes sur sa personne.

J’avais trouvé la réaction du directeur très classe car en me voyant, il avait simplement souri aux propos très durs tenus par mon père à l’encontre de sa société ! Il est vrai que lorsque tu portes le nom d’un dignitaire nazi et que tu sais que von Choltitz a signé sa reddition rectifiée par Leclerc pour ajouter le patron des FFI, le colonel Rol-Tanguy communiste et cégétiste authentique, en bon allemand de cette époque, tu penses encore que CGT = communiste ! 

J’ai assisté en direct à d'autres passes d'armes où mon père s’était payé quelques petits patrons landais à la suffisance avérée ! Le petit espagnol méprisé à son arrivée en France à l’âge de huit ans avait sacrément évolué grâce à la CGT ! 

Lorsque mon père devait plaider la cause d'un ouvrier licencié de façon abusive, c'est ma mère qui passait le dossier juridique au peigne fin. Elle cherchait la faille qui se trouvait cachée dans le code du travail. Faille que mon père allait reprendre pour démontrer  le bon droit de l’ouvrier ! Ensemble, ils n’ont jamais perdu de procès aux Prud’hommes ! Un véritable travail collectif ! Du made in CGT de l'ombre !

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Toujours au service de la classe ouvrière, non pas pour faire la révolution mais pour permettre aux ouvriers de s’émanciper en améliorant dans un premier temps leurs conditions de travail, mais aussi leurs conditions de vie.

Ma mère considérait que j'avais dilapidé cet héritage à cause de mes déviances anarchistes ou gauchistes, cela dépendait de son humeur !

Et comme je l’ai déjà dit puisque je sais tout ce que je lui dois, comme elle était très autoritaire, je suis devenu communiste libertaire par force ! Pourtant tous les voyants étaient au vert pour que je devienne un  militant CGT de haut vol ! 

Dès mon plus jeune âge, ma mère me donnait le biberon en me lisant des pages de « Au rythme des jours » de Benoit Frachon. Lorsque j'ai lu ce livre, j’avais constaté que Benoit Frachon avait eu une sacrée jeunesse anarchiste avant de tourner, je n’ai pas dit mal tourner, j’ai dit « tourner » vers un mouvement en vogue à l’époque, mouvement qui a encore de nombreux aficionados aujourd’hui !

Lorsque j'avais 13 ans, comme le coeur de l'union locale CGT de Tyrosse battait dans la maison familiale avant d’être décentralisée à Cla de Lüe, j’écoutais religieusement ces entretiens menés par mes parents !

Mes deux parents m'ont transmis ce trésor politique arendtien de très haute tenue que je garde précieusement dans un coin de mon cerveau dans la case pertinence. Pour ne pas l’abandonner, je l’ai étiqueté « case CGT » !

Le second portrait est celui du camarade cégétiste Rober Samson, le père de mon vieux copain Jean Michel  qui s'est éteint l'autre jour. Voici ce qu'a publié le 6 avril 2020 l'Union Locale CGT Val de Morteau : 

 

«  C'est avec une profonde tristesse que nous avons appris hier le décès de notre camarade Robert Samson, président d'honneur de l'Union Locale CGT du Val de Morteau. Ancien combattant, Résistant, Robert adhère très jeune à la CGT. Militant chevronné et aguerri, il occupera de multiples fonctions et responsabilités au sein de notre organisation.

Conseiller prud'homal apprécié et reconnu de tous par la rigueur et la qualité de ses interventions, il consacra de nombreuses années à l'étude du droit du travail et à la défense des travailleurs. De nombreux mortuaciens peuvent juger de son dévouement et de son exceptionnelle disponibilité. 

Homme d'une grande culture, généreux, à l'écoute, Robert nous avait fait l'honneur de retracer son parcours militant à l'occasion d'un documentaire projeté lors de la célébration du 120 ème anniversaire de la CGT. Puisse son témoignage nous inspirer pour les luttes actuelles et à venir. Adieu Camarade ! »

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J'ai connu Robert Samson  il y a plus de 40 ans lorsque Jean-Mi m'avait emmené découvrir son pays, le Doubs. Pas possible de parler de Robert sans parler de la Thérèse. C'est comme ça qu'ils parlent dans le Haut-Doubs avec leur accent ! Et encore il y a pire : avec Marie-Claude, la petite sœur de Jean Mi, on avait ramené une de ses copines à Quiiiiiiiiiiinnnnngey. Le temps que je comprenne le nom de la ville, et j'ai bien failli louper la bonne direction à la sortie d’Ornans, le pays de Courbet !

Dès ma première rencontre avec les Samson, malgré le handicap de la langue, j’ai tout de suite constaté  que j’avais en face de moi un monument de la CGT en la personne de Robert ! 

Mais on a parfois tendance à oublier que derrière chaque syndicaliste se cache d'abord un être humain. Les gens ne s’intéressent qu’au monacal, à celui qui sait, alors que la face immergée de l'homme est tout simplement fascinante !

Les syndicalistes authentiques ont du cœur, et les syndicalistes cégétistes que j’ai connus avaient des VO2 humanitaires disproportionnées, à la Indurain, pour encaisser ce qu’ils ont encaissé.  

Commençons par l’historien Robert Samson ! Il en savait des choses le camarade ! Déjà en ce qui concerne l’histoire, il pouvait en parler, il l’avait faite ! À son niveau bien sûr. Lorsqu'il racontait l’occupation nazie, le jeune Résistant avait encore en tête les sueurs froides que lui avaient procuré ces rencontres inopinées dans le Haut-Doubs avec les serviteurs Collabos et leurs maîtres nazis.

L’histoire sociale, il la connaissait par cœur déjà pour l’avoir si bien écrite du côté de Villers le Lac ou de Morteau. Il était même copain avec le leader maximo autogestionnaire des Lip , Charles Piaget, ce qui à cette époque semblait être contre nature ! Mais Robert comme certainement Charles Piaget pouvaient aller au-delà de leurs divergences car ils étaient d’abord au service des travailleurs avant d’être au service de leurs organisations ! J'ai beaucoup appris en l’écoutant et en échangeant car c’était quelqu’un de tolérant !

Comme Jean-Mi avait marié la Fafou comme ils disent dans le Doubs, les parents étaient devenus des amis.  

J’avais bien fait rire Robert lorsqu’il m’avait demandé mon appartenance politique et que je lui avais répondu : « Marxiste-léniniste d'obédience trotskiste ». 

Et il me taquinait à chaque fois qu’il me rencontrait avec cette appellation contrôlée qui en jette jusqu’à ce qu’il apprenne mon changement de crèmerie. Je venais de passer d’un communisme autoritaire et dogmatique à un communisme aéré car libertaire ;  le fonds du problème restant le même : l’expropriation des voleurs de la valeur travail, …., etc., etc. 

L’éclat de rire que déclencha ma mutation ! Je l’entends encore rire Robert  car il avait le rire raimusien ! Et on a trinqué pour célébrer ce fait !

Une autre leçon  que je n’ai jamais oubliée, que je dois au camarade cégétiste historien Robert : c’est l'histoire de la Commune de Paris

Il était venu à Paris en compagnie de sa dernière fille Marie-Claude. Comme nous nous baladions avec Marie-Claude et Jean Mi, il a tenu à nous guider sur les traces du prolétariat parisien qui fut massacré au Mur des Fédérés et ailleurs ! Je n’avais jamais entendu parler de la Semaine sanglante et je pensais que Thiers n’était qu’une avenue de Bayonne ! Robert très pédagogue m’a transmis ce jour-là un virus qui n’a cessé d’occuper mes recherches depuis cette découverte.

Car au-delà de ses connaissances historiques, Robert était un intarissable conteur !

En revanche, il n’était pas capable de vous dire combien de joueurs de foot ou de rugby composaient l'équipe qui allait évoluer sur le pré ! Pour l’instruire, toujours en compagnie de Jean-Mi, de Fafou, de mon père et du futur troisième-deuxième ligne de l'UST, nous l'avons emmené voir Tyrosse- Tarbes à la Fougère, dans le temple mythique du rugby français authentique ! Le sport, ce n’était vraiment pas son truc mais on ne peut pas être bon partout.

En revanche, c'était aussi un grand géographe. Il nous a fait découvrir la vallée de la Loue avec Ornans bien sûr, la vallée du Doubs, ainsi que les collines du Jura suisse ! Est-ce Robert où Jean-Mi qui a  évoqué l'histoire de l'anarchie du côté de la Chaux-de-Fonds, d’Adhémar Schwitzguébel  ou de James Guillaume ? Difficile de se souvenir, tellement on a pu discuter ensemble jusqu’au bout de la nuit ! Pour accompagner la nourriture terrestre dispensée par la Thérèse, Robert se chargeait du tonneau des Danaïdes d’où coulait son fameux Bourgogne ! Salut Robert, ce ne fut que du bonheur de t’avoir rencontré grâce à Jean-Mi !

Pour conclure, je voudrais terminer cette première partie en insistant sur le drôle d'héritage que mes parents et Robert ont légué à leurs trois petits-enfants communs. Une chance extraordinaire dans la vie d’avoir une telle filiation grand-parentale cégétiste de ce niveau ! Qu’ont-ils fait de cet héritage ?  Je laisse répondre mes adorables neveux car cela sort de mon cadre de référence !  

A présent, voici trois camarades CGT assez exceptionnels.

Par ordre d'apparition : Roland le praticien, Octave le penseur !

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Et Jojo le poète gascon.

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Eh oui, tombez vos préjugés et votre vision sclérosée de la CGT, moi, j'ai la chance de connaître la juste réponse de l'intelligence face à la barbarie de l'oppression capitaliste.

Un bras d'honneur à l'amalgame facile des doubles flagorneurs serviles. Un pitre conventionné peut raconter les pires absurdités à propos de l'histoire sociale qu’il ne connaît pas, et ce ladre sera de suite adoubé. 

Alors comment devient-on un laudateur servile ?

Première choses à faire : se rendre dans un magasin chic pour acheter une écharpe rouge. Ensuite se présenter dans un média de préférence appartenant à un capitaliste fortuné. Il ne reste plus qu’à raconter des inepties à longueur d'antenne en échange d’un pécule disposé dans une écuelle ou une sébile placé à droite du micro ! Et plus tu maîtrises l’escroquerie intellectuelle et plus tu entends le bruit de ta servitude tinter dans les récipients réservés !

Mes camarades, eux, portent les écharpes de la révolte, rouges certes, mais on ne peut  confondre tant l'éclat est différent !

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Au début  je voulais séparer le portrait de Roland la Praxis de celui d’Octave le Logos. Mais comme les deux font la paire … ce n’est pas possible.

Lorsque j’ai accompagné le parcours révolutionnaire de Roland, j’ai fait la connaissance d'Octave. Impossible de les dissocier !

Ce que j'ai toujours admiré chez eux, c'est leur engagement politique. Ils n'ont jamais rien lâché sur les fondamentaux : lutte des classes, communisme, CGT et point barre, alors que tant de girouettes soi-disant révolutionnaire ont pris le sens du vent. Prendre le vent ne sert qu'à ces "cons" de bandits.

Ils n'ont jamais baissé les bras, ils ont résisté à toutes les tempêtes et ils sont toujours debout. Alors rien que pour leur action, je vais utiliser un mot particulier : RESPECT !  

De plus, ils possèdent une qualité assez rare. Ils acceptent les idées de l'autre même s’ils ne les partagent pas. Étonnant mais authentique. Roland et Octave sont des modèles de tolérance alors qu'ils ont dû se faire insultés par ces fameux voyous de pseudo gauchistes qui ont appris depuis à lécher les bottes du socialisme bien-pensant ou se sont mis en marche !  On n'est pas une contradiction made in girouette près chez ces opportunistes.

Pour moi Roland et Octave ce sont des géants de la pensée

L'un et l'autre, n’en déplaise à Roland ! Pas n'importe quelle pensée bien sûr, une pensée au service d'un communisme qui est normalement la respiration première d'un être humain. Mais au-delà de leurs bures de syndicalistes cégétistes ou de communistes, ce qui m'a toujours fasciné, c'est leurs à-côtés.

Hélas je n'ai pas le droit de l'évoquer car cette dimension autre que je connais appartient à leur sphère réservée !  Si j’écrivais une seule phrase de ce que Roland m'a enseigné, je recevrais une volée de bois vert qui donnerait ceci : « Retourne à tes pinceaux » ce que je traduis aujourd’hui par : « Vas voir ailleurs espèce de petit gauchiste prétentieux ! ».

On a encore parlé, il y a deux jours au téléphone avec Roland et on ne sait toujours pas la raison qui a déclenché cette vindicte picturale d’avenir ! Et ce n'est pas faute d'avoir cherché mais je crois qu’on ne trouvera jamais plus !

Mes deux camarades même s'ils s’en défendent sont des politologues et philosophes qui pourraient en apprendre aux spécialistes des soliloques en vogue. Mais comme ils sont estampillés CGT, peut-être n'en n'ont-ils pas conscience ? 

Si on devait lister tous ces laudateurs serviles à écharpe rouge qui passent leur temps  à dire que  nous ne sommes que des bœufs à la CGT que les gens finissent par le croire, on en aurait pour un moment !

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Lorsque ma tendre épouse regarde la Désinformation  nationale et je vois un « débris laudateur  » opérer, je me dis mais ce n’est pas possible que ce type ait pu raconter un fleuve collaboratif de nouvelles faussées durant autant d'années !

Ah ces  cons de Bondy ! Et même d'ailleurs ! Oui je ne vais pas à chaque fois rappeler ces « cons de bandits » ! Faut changer car il y a plus d’un âne qui s'appelle Daniel à Bondy et même ailleurs.

La maison de retraite et ou l’Éphad seraient des  directions naturelles pour ces bonimenteurs très âgés !

Non Léon Zitrone, est décédé ce n’était pas lui mais pas loin !

Dernière examen critique de mes deux camarades : détail amusant, l'un et l'autre m’ont acheté des livres sur différents sujet car ils devaient considérer que je devais progresser eu égard mes déviances idéologiques.

Notre dernier débat commun en présence de Nico a eu lieu à Paris avant mon départ du côté de Tarnos.

À présent ce sont les lignes téléphoniques qui nous mettent encore en relation et c'est tant mieux ! 

Mais je suis très fier d’appartenir à la section des retraités CGT des Bureaux Gares et Ambulants, la mythique section de Roland et d'Octave. 

J'ai ajouté la couverture du livre de HK sans ses Saltimbanks car cela fait deux fois que lorsque j'écris un billet pour le blog de Mediapart, je reçois un livre. Et à chaque fois, le facteur a sonné deux fois ! La première fois, j'avais reçu "La conquête du pain" que m'avait envoyé  Octave et là au moment où j'ai commencé à rédiger ce billet CGT, j'ai reçu ce livre envoyé par mes enfants.

Reçu via La Boutique Militante ! Sympa ce site, j'y retournerai lorsque j'aurai terminé ce billet car j'ai découvert quelques pépites de livres. Pour Jean Mi, on parle aussi de ses chers Fralib comme partenaire de la Boutique Militante ! Et comme en ce qui me concerne, on parle aussi d'INFO'COM-CGT, nous allons prendre la direction CGT de Tarnos pour saluer un grand poète communiste et cégétiste.

Jojo le camarade CGT ou le poète gascon.

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Ce Jojo-là n'a rien à voir avec le Jojo des Ogres de Barback, non Jojo, c’est celui de l'Union locale CGT de Tyrosse et celui de l'IHS-CGT des Landes.

Je l'avais aperçu quelquefois fois dans ma jeunesse mais je ne le connaissais pas vraiment puisque nous vendions notre force de travail à des  distances respectables. Depuis notre retour au pays, j'ai découvert ce grand écrivain qui manie la langue de Louis Guilloux ou de René Char comme personne. Ces traits d'humour patinent des billets politiques qui s’attardent sur le chant du monde gascon mais aussi international.

Il raconte la misère de ce monde que nous imposent tous ces tire-aux-flancs de l'économie capitaliste, ces voleurs historiques qui se gavent de force de travail détournée, que les laudateurs à écharpe rouge toujours respectueux ou obséquieux appellent actionnaires ! 

Jojo est aussi un authentique poète. Et lorsqu’il déclame toujours en gascon un poème d’Isidore Salles, accroche-toi !

C'est beau ! Sa voix mélodieuse s’immerge dans la douce inspiration du poète gascon. Elle n'a plus les mêmes intonations que celle qui accompagne les manifestations contre les réformes à la noix pondues par tous les "parvenu-chefs" de la République.

Le contraste est saisissant ! Et au-delà de son talent d'écrivain, de sociologue, de militant, de raconteur d'histoires et d'Histoire, Jojo chante. Il chante merveilleusement bien ! En gascon bien sûr mais aussi en français révolutionnaire.

Pour clore ce billet très respectueux d’une histoire particulière de la CGT, je voudrais terminer avec la chanson d'un citoyen du monde qu'adorent mes petits enfants, Kaddour  Hadadi, « On lâche rien » ! car Roland, Octave et Jojo, ils connaissent  ça par coeur : « On lâche rien », ils ont fait ça toute leur vie ! 

Pour ceux qui ont la critique facile, pour se désinfecter de cette pandémie capitaliste bien plus meurtrière que le virus mondialisé, commencez par écouter HK et ses Saltimbanks !, ça permet juste de ne pas acheter d'écharpes rouges conditionnées mais bien des écharpes rouges de la révolte ! 

Je n'ai pas eu  à faire ce choix car j’ai eu la chance et le bonheur d’avoir connu ces camarades.

Ce fut une chance incroyable et je la mesure chaque jour. Encore une fois le hasard a fait son œuvre. Après j'ai encore eu la chance de découvrir les manuscrits de la mémoire morte autrement appelé Charte d’Amiens. C'est à compter de ce jour que je suis en entré en religion et au diable les différentes conceptions du syndicalisme CGT, je n'en suis toujours bien porté.

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